Premier SUV de l’histoire d’Alpine : 1 041 ventes en six mois, et Renault reconnaît lui-même l’échec
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Premier SUV de l’histoire d’Alpine, l’A390 100 % électrique s’est vendu à 1 041 unités en six mois, et Renault reconnaît lui-même avoir visé trop haut.
L’A390 n’était pas un simple essai. Alpine, marque de Dieppe bâtie sur la légèreté, s’est lancée dans le SUV électrique pour élargir sa gamme et sa clientèle. Les commandes ont ouvert le 4 novembre 2025 pour les détenteurs du Pass A390 Première, puis le 18 novembre pour le grand public, un calendrier détaillé par BYmyCAR au lancement.
Six mois plus tard, le bilan est loin des prévisions. La production a été réduite à l’usine de Dieppe. Comment un modèle pensé pour relancer la marque a-t-il décroché à ce point ?

Un SUV électrique pour élargir la clientèle d’Alpine
L’A390 est le premier SUV de l’histoire d’Alpine, et il est 100 % électrique. Un virage assumé par la marque de Dieppe, longtemps bâtie sur la légèreté et le plaisir de conduite plutôt que sur les volumes.
La gamme suit une logique claire. Après l’A290, version sportive de la Renault 5, Alpine prépare la nouvelle A110, elle aussi 100 % électrique. L’A390 devait occuper le créneau du SUV et ouvrir la porte à une clientèle plus large.
1 041 ventes au premier semestre, un échec reconnu en interne
Au premier semestre 2026, l’A390 s’est écoulé à 1 041 unités, dont 610 en France. Un niveau nettement inférieur aux prévisions, qui a entraîné une baisse de production à l’usine de Dieppe.

François Provost, directeur général de Renault, a reconnu l’échec en l’attribuant à des ambitions trop élevées. Trois raisons ressortent : la philosophie SUV chez une marque qui vante la légèreté, des temps de recharge trop longs liés à l’architecture 400 volts, et un intérieur jugé trop proche de celui du Renault Scénic.
470 ch et 3,9 s : la voiture est réussie, le positionnement non
Sur le plan dynamique, l’A390 ne déçoit pas. Le système Torque Vectoring inauguré sur ce modèle fonctionne bien, et le comportement de la voiture sur route fait partie de ses points forts.
La version GTS pousse la mécanique : 470 chevaux en pic, trois moteurs et 824 Nm de couple, pour un 0 à 100 km/h en 3,9 secondes, contre 400 ch et 4,8 s sur la GT. Le pack de batterie signé Verkor conserve 79 kWh de capacité nette, pour une autonomie homologuée jusqu’à 520 km WLTP.

Reste le prix. La GTS s’affiche à 78 000 €, soit 10 000 € de plus que la GT à 67 500 €. Un écart difficile à justifier pour une clientèle qui, visiblement, n’a pas suivi.
L’A390 reste une voiture techniquement solide. Son échec tient d’abord au positionnement : un SUV lourd et coûteux, porté par une marque dont la force demeure la légèreté et le plaisir de conduite. Alpine peut encore corriger le tir, mais son premier SUV aura surtout servi de leçon.
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