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Stellantis s’allie à Wayve et Nvidia pour le véhicule autonome, un pari qui dépasse largement le simple test

Par Gilles MarchettiMis à jour le 25 octobre 2026
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Stellantis associe ses plateformes automobiles au logiciel de Wayve et aux puces de Nvidia, un pari industriel qui va bien au-delà des simples expérimentations de robotaxis annoncées vendredi.

La France a dévoilé vendredi 23 octobre, aux Assises du véhicule autonome organisées à Paris, plusieurs projets de tests en conditions réelles. Deux expérimentations de robotaxis en région parisienne sont candidates au programme européen ADACities, porté par la Commission européenne.

Le même jour, Stellantis a annoncé une collaboration d’une autre ampleur avec Wayve, start-up britannique spécialisée dans la conduite autonome, et Nvidia, géant des processeurs dédiés à l’intelligence artificielle.

Une alliance industrielle, pas une simple expérimentation

Le groupe qui chapeaute Peugeot, Citroën et Fiat apporte ses plateformes dites « L4-Ready », pensées pour la conduite autonome de niveau 4, ainsi que son expertise en ingénierie et en fabrication. Wayve fournit le logiciel et les modèles d’intelligence artificielle de conduite, Nvidia la puissance de calcul.

L’annonce, faite aux côtés du gouvernement français, vise à « créer un écosystème dédié à l’IA et à la mobilité autonome » en France, selon le communiqué de Stellantis.

L’enjeu dépasse le cadre d’un programme de tests : il s’agit de poser les briques d’une filière française de la conduite autonome, du véhicule au logiciel en passant par les semi-conducteurs.

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Deux corridors de robotaxis à l’étude en Île-de-France

Deux candidatures françaises ont été présentées au programme ADACities. La ville de Clichy (Hauts-de-Seine), la compagnie de taxis G7 et la start-up française Milla ont déposé un projet commun.

La métropole du Grand Paris, intercommunalité qui regroupe 130 communes et 7,2 millions d’habitants, s’est associée à la plateforme de mobilité partagée Bolt et à Stellantis. Leur expérimentation est prévue à partir de 2028 dans cinq communes du nord-ouest de la métropole.

Deux zones sont envisagées : le couloir La Défense-Nanterre-Rueil-Malmaison à l’ouest, ou le corridor Saint-Denis-Villepinte menant à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. La décision finale n’est pas arrêtée. Les deux projets français vont être évalués pour déterminer s’ils obtiennent un financement européen.

Rattraper les États-Unis et la Chine

Les robotaxis connaissent un essor rapide aux États-Unis et en Chine, mais émergent à peine en Europe. Le programme ADACities doit aider des villes pionnières à passer des tests ponctuels à de véritables déploiements opérationnels.

« Il y a dix ans, le véhicule autonome relevait encore de la prospective. Aujourd’hui, nous parlons de déploiements concrets », a déclaré Philippe Tabarot, ministre des Transports en poste depuis fin 2024.

Île-de-France Mobilités avait annoncé en septembre viser une centaine de minibus sans chauffeur sur les routes franciliennes d’ici 2030. Wayve teste déjà des trajets autonomes supervisés via Uber à Londres.

En réunissant plateformes, logiciel et puissance de calcul, Stellantis, Wayve et Nvidia visent un déploiement à l’échelle plutôt qu’un simple pilote. La décision de Bruxelles sur les deux candidatures françaises tranchera sur les moyens accordés à ce pari.

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Conclusion

En scellant un partenariat industriel avec Wayve et Nvidia tout en s’inscrivant dans les projets de déploiement de la Métropole du Grand Paris, Stellantis effectue un choix stratégique majeur pour imposer une solution européenne face à l’avance prise par Waymo et les acteurs chinois. L’octroi des financements ADACities par la Commission européenne déterminera la vitesse d’exécution de cette ambition. Pensez-vous que l’alliance entre constructeurs européens et géants du logiciel permette à l’Europe d’imposer ses propres standards de sécurité pour les robotaxis d’ici 2028 ?

 

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Auteur

Gilles Marchetti

Rédacteur à iTransports, Gilles couvre l'actualité automobile : nouveautés, constructeurs et mobilité. Il s'appuie sur les communiqués officiels et les données des constructeurs pour livrer des brèves fiables et sourcées.

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