Une entreprise sur deux prolonge ses véhicules thermiques, et ce réflexe retarde la bascule électrique française
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Près d’une entreprise sur deux prolonge ses véhicules thermiques plutôt que de basculer vers l’électrique, et ce réflexe de prudence ralentit la transition du parc automobile professionnel français.
Les véhicules 100 % électriques ne représentent encore que 7 % du parc des professionnels en France. C’est ce que montre la deuxième édition du baromètre « Tendances et défis de la mobilité en entreprise », réalisé par OpinionWay pour Leasys, la filiale de location longue durée de Stellantis et de Crédit Agricole Personal Finance & Mobility.
Les flottes restent donc très majoritairement thermiques. Et le mouvement est lent : face aux incertitudes, les gestionnaires préfèrent allonger la durée de vie de leurs véhicules actuels plutôt que de subir un surcoût immédiat.
Un parc professionnel encore dominé par le thermique
Selon le baromètre, 81 % des flottes d’entreprises sont composées de moteurs thermiques, contre 12 % d’hybrides et seulement 7 % d’électriques. Le thermique reste la norme dans les parcs professionnels, malgré le verdissement affiché par les grands groupes.
La part de l’électrique dans les flottes dépasse pourtant celle de l’ensemble du parc automobile français, où elle ne pèse qu’environ 3,5 %. Ce niveau reste insuffisant pour amorcer une bascule globale, alors que les immatriculations professionnelles et le renouvellement régulier des flottes alimentent le marché de l’occasion, clé de voûte de la démocratisation de l’électrique.
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Autonomie et recharge, les deux freins qui pèsent le plus
Le premier obstacle cité par les gestionnaires de flottes est la perception d’un manque d’autonomie des batteries, évoqué par 71 % des répondants. Cette crainte devance les difficultés de recharge (38 %) et le montant de l’investissement initial (37 %).
Le calendrier réglementaire inquiète aussi : 28 % des décideurs le jugent inadapté aux contraintes quotidiennes de leurs équipes, alors que 84 % des entreprises considèrent le véhicule individuel comme un outil de travail indispensable à leur activité et à leur politique de ressources humaines.
Le réflexe de prudence retarde la bascule
Près d’une entreprise sur deux temporise : 47 % des sociétés interrogées choisissent d’allonger la durée de détention de leurs véhicules thermiques ou hybrides existants, plutôt que de subir un surcoût immédiat.
La taille de la structure pèse lourd. Si 88 % des grandes flottes de 100 véhicules ou plus ont déjà planifié leur transition vers 2035, ce taux chute à 52 % pour les parcs de 20 à 49 véhicules. Face au durcissement des malus CO2 et poids entré en vigueur en début d’année, 36 % des gestionnaires accélèrent l’électrification pour optimiser leur coût total de détention, une proportion qui grimpe à 53 % dans les grandes flottes.
« Les écarts entre grandes et petites structures nous poussent à affiner nos offres et notre accompagnement pour répondre à des besoins qui ne sont pas uniformes », déclare Igor Dumas, directeur général de Leasys France.
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Conclusion
La fin des ventes de véhicules thermiques neufs à l’horizon 2035 est intégrée par 70 % des entreprises interrogées. Mais entre cette échéance et le passage à l’acte, le réflexe dominant reste la prudence : prolonger ce que l’on possède déjà plutôt que d’investir dans une électrification encore jugée coûteuse et incertaine.
