News

Tesla voulait un Cybercab sans aucune commande manuelle, ce joystick caché révèle pourtant une contrainte très concrète

Par Jacqueline NivelleMis à jour le 13 septembre 2026
Retrouvez iTransports sur GoogleAjoutez notre source pour suivre nos actualités auto plus facilement
Partager :FacebookXWhatsApp

Le joystick virtuel découvert dans un Tesla Cybercab expose une difficulté très matérielle : même sans volant ni pédales, le robotaxi doit encore pouvoir être déplacé lorsqu’il se positionne mal ou doit passer entre les mains d’un technicien.

L’interface est apparue sur l’écran d’un Cybercab utilisé à Austin au début du mois de septembre 2026. Elle proposait de maintenir un joystick virtuel, puis de balayer l’écran vers le haut ou le bas pour sélectionner un rapport. Le véhicule n’a cependant pas bougé.

Tesla n’a pas confirmé la fonction de cette commande ni les personnes autorisées à l’utiliser. Les images disponibles permettent donc de confirmer l’existence de l’interface, mais pas d’en faire une commande de secours destinée aux passagers.

Tesla Cybercab design extérieur
@Tesla : Cybercab design extérieur

Un joystick virtuel apparaît sur un Cybercab sans volant

Le Cybercab concerné ne disposait d’aucun volant ni d’aucune pédale. Matthew Skrzypczack, qui montait à bord à Austin, a découvert une configuration inhabituelle sur l’écran central avec un joystick destiné à une conduite manuelle.

Après la fermeture des portes, l’écran a affiché le message « Press and hold joystick ». Une seconde instruction, « Swipe up or down to shift gears », est apparue lorsque le passager a tenté de déplacer la commande avec son doigt.

L’essai s’est arrêté là. Skrzypczack n’a pas réussi à identifier le rapport engagé ni à mettre le Cybercab en mouvement. Il a finalement contacté l’assistance Tesla pour démarrer son trajet.

La séquence confirme donc la présence d’une interface manuelle cachée dans le logiciel. Elle ne démontre pas qu’un utilisateur ordinaire puisse réellement prendre le contrôle du robotaxi.

La recharge révèle la contrainte derrière cette commande

Une autre scène observée à Austin donne une piste plus concrète. Un Cybercab s’est immobilisé trop loin d’un Superchargeur, au point que le câble ne pouvait pas atteindre sa prise. Après plusieurs minutes, un employé Tesla a déplacé manuellement la voiture pour la rapprocher de la borne.

Ce type de décalage suffit à bloquer une recharge, même si le trajet autonome s’est déroulé normalement. Un véhicule sans volant ni pédales doit donc conserver une solution permettant à un technicien de le repositionner sur quelques mètres, notamment dans un dépôt, une zone de maintenance ou devant un chargeur.

Tesla Cybercab design intérieur
@Tesla : Cybercab design intérieur

Les vues de caméras figées visibles sur le Cybercab de Skrzypczack pourraient correspondre à une précédente manipulation de ce type. Faute de confirmation officielle, il reste impossible d’établir que le joystick observé a précisément servi à cette opération.

L’hypothèse la plus prudente est celle d’un mode technique limité, potentiellement réservé aux employés et aux équipes de maintenance. Sa vitesse maximale, ses sécurités et ses conditions d’activation ne sont pas connues.

Une commande technique plutôt qu’un renoncement à l’autonomie

L’existence de ce joystick ne signifie pas que Tesla prépare le retour d’un volant dans le Cybercab. Elle souligne la différence entre la conduite commerciale du véhicule et les opérations indispensables autour de son exploitation.

Un robotaxi peut avoir besoin d’être aligné devant une borne, sorti d’une place étroite ou déplacé après une panne logicielle. Sans commande physique, Tesla doit prévoir une interface alternative pour ces interventions. Le joystick virtuel répondrait à cette logique s’il est bien réservé au personnel autorisé.

Tesla Cybercab vue arrière
@Tesla : Cybercab vue arrière

Cette contrainte accompagne une rupture engagée depuis longtemps par le constructeur. Tesla, fondé en 2003 à San Carlos par Martin Eberhard et Marc Tarpenning d’après la page historique de Wikipédia, cherche ici à supprimer les commandes traditionnelles plutôt qu’à les adapter. Leur disparition dans l’habitacle ne supprime pourtant pas tous les besoins de contrôle manuel en coulisses. Découvrez notre article sur Tesla passe du Model Y au Cybercab, et son robotaxi n’est plus une voiture adaptée.

Le point décisif tient donc moins à la présence du joystick qu’à son périmètre. Tesla devra préciser qui peut l’activer, dans quelles circonstances et avec quelles protections avant de pouvoir conclure qu’il s’agit d’un véritable mode de conduite manuelle.

(adsbygoogle = window.adsbygoogle || []).push({});
Sujets liés :Tesla Cybercab
Auteur

Jacqueline Nivelle

Rédactrice à iTransports, Jacqueline suit les lancements et l'actualité des constructeurs automobiles. Elle recoupe les sources officielles avant publication pour livrer une information claire et vérifiée.

Voir ses articles