Une berline au gabarit de la Classe S pour 35 000 euros, la Great Han résume la stratégie de BYD face au luxe européen
Retrouvez iTransports sur GoogleAjoutez notre source pour suivre nos actualités auto plus facilement
Une berline au gabarit d’une Mercedes Classe S pour environ 35 000 euros : avec la Great Han, BYD applique au segment premium la recette qui a fait sa force sur les modèles abordables.
La Great Han, aussi appelée Da Han en mandarin, est la nouvelle berline de segment D de BYD. Le constructeur chinois a confirmé son lancement pour le 13 octobre 2026 sur son marché domestique.
Le prix de départ est fixé à 249 900 yuans, soit environ 35 000 euros. La voiture n’est pas encore commercialisée en Europe. Ses chiffres donnent malgré tout une idée précise de la stratégie de BYD face aux berlines de luxe européennes.

Le gabarit d’une Classe S, le prix d’une compacte
La Great Han mesure 5 256 mm de long, 1 999 mm de large et 1 510 mm de haut, pour un empattement de 3 130 mm. À titre de comparaison, la Tesla Model S affiche 4 970 mm et la Lucid Air 4 975 mm. BYD se positionne plutôt au niveau de la Mercedes Classe S à empattement long.
À ce gabarit de limousine, le constructeur oppose un tarif d’entrée autour de 35 000 euros. En Europe, une berline de cette taille se paie plusieurs fois ce prix. C’est le rapport gabarit/prix que BYD veut imposer comme grille de lecture du segment premium.
1 008 km d’autonomie et 764 ch derrière le prix d’appel
La fiche technique est solide. BYD annonce 1 008 km d’autonomie sur le cycle chinois CLTC, un standard plus généreux que le WLTP européen. En équivalent européen, ce chiffre se situerait autour de 750 à 800 km, ce qui reste très élevé pour une berline.
La recharge est le second argument fort. La batterie Blade 2.0, couplée au système Flash Charging, accepte des bornes de 1 500 kW : le passage de 10 % à 97 % de charge tiendrait en 9 minutes. En Europe, les chargeurs ultra-rapides plafonnent aujourd’hui autour de 350 kW.

Trois versions sont au programme. Les deux roues motrices propulsion développent 496 ch pour 1 008 km d’autonomie annoncés. La version à transmission intégrale monte à 764 ch pour 880 km. L’équipement de série suit : suspension pneumatique DiSus-A, direction arrière active, sièges avant à gravité zéro et système d’aide à la conduite God’s Eye B.
Sur l’autonomie homologuée WLTP, Mercedes domine en 2026 avec la CLA 250+, selon le classement du Mondial de l’Auto. BYD joue une autre carte : un gabarit de limousine et un cycle chinois plus favorable pour afficher des chiffres spectaculaires.
La Chine d’abord, l’Europe dans le viseur
La Great Han prolonge la montée en gamme de BYD, entamée avec le SUV Grand Tang puis la marque Denza, orientée vers le luxe. Cette berline en est le pendant dans le segment des grandes routières.
La trajectoire s’appuie sur des modèles déjà connus en Europe. La Han EV, importée sur le Vieux Continent, est affichée jusqu’à 715 km d’autonomie sur les fiches du distributeur nesetek. La Great Han pousse ce chiffre nettement plus loin.

Pour l’instant, le modèle est réservé au marché chinois. Les précommandes ont ouvert au Salon de Chengdu le 21 août 2026. Aucune date n’est annoncée pour l’Europe, où les droits de douane supplémentaires de la Commission européenne sur les voitures électriques chinoises compliquent l’équation commerciale de BYD.
La barre technique est posée : plus de 100 kWh de batterie, une recharge quasi instantanée et un gabarit de limousine. Les constructeurs européens savent désormais à quel niveau de prix BYD peut proposer une voiture de ce calibre.
(adsbygoogle = window.adsbygoogle || []).push({});