Une Fiat 1500 Cabriolet dessinée par Pininfarina est proposée avec 45 600 km
Retrouvez iTransports sur GoogleAjoutez notre source pour suivre nos actualités auto plus facilement
Sur le papier, la recette à tout pour parler aux amateurs d’anciennes italiennes : une ligne basse, une carrosserie noire, un intérieur rouge, une conduite à gauche et un historique qui remonte à l’Italie. Mais ce cabriolet n’est pas seulement une jolie silhouette à regarder sur une annonce. Son intérêt se joue dans les détails.
L’annonce LesAnciennes, mise à jour le 13 juillet 2026, présente une Fiat 1500 Cabriolet située dans le Dorset, au Royaume-Uni. Elle est proposée par Le Riche Automobile Restorers, avec une documentation annoncée et plusieurs travaux déjà réalisés. Pour un acheteur, c’est précisément ce mélange entre style, dossier et vérifications à mener qui rend le sujet intéressant.
Une Fiat Cabriolet au dessin Pininfarina, mais pas une simple voiture de salon
La Fiat Cabriolet de cette génération apparaît à la fin des années 1950. Elle prend la suite d’un ancien 1200 Spider au dessin moins séduisant, avec une carrosserie entièrement repensée par Pininfarina. Le nom compte ici, car il remplace cette petite italienne dans une époque où les lignes signées par les carrossiers donnaient beaucoup de caractère à des modèles pourtant relativement accessibles.

Le modèle proposé date de 1963. À cette période, Fiat a fait évoluer son cabriolet de base en adoptant son propre moteur 1500 cm3 à culbuteurs, à la place du moteur 1200 précédent. La puissance revendiquée atteint 72 ch, avec une vitesse annoncée autour de 160 km/h pour cette version. Ce ne sont pas des chiffres sportifs au sens moderne, mais pour un cabriolet léger des années 60, cela change clairement la personnalité de la voiture.
L’annonce mentionne également les freins à disque à l’avant et un restylage reconnaissable, avec une ligne de capot abaissée et une calandre plus fine et plus large. La boîte 5 vitesses et l’assistance de freinage arriveront plus tard sur la version révisée de 1965. Dans le cas de l’exemplaire vendu ici, un servo-frein a été monté, mais il n’est pas standard pour un modèle 1963. C’est un point à connaître, pas forcément un défaut, mais il mérite d’être documenté.
Le parallèle avec la Peugeot 404 Coupé, elle aussi associée à Pininfarina, donne une bonne idée de l’esprit de la voiture. On n’est pas dans une ancienne brutalement sportive. On est plutôt dans une voiture plaisir, élégante, faite pour rouler cheveux au vent, avec une présence que beaucoup de modèles plus puissants n’ont pas pas.
À lire aussi : Audi Q7 2026 : le grand SUV premium mise encore sur un V6 TDI repensé
45 600 km annoncés et un parcours Italie-Royaume-Uni à lire de près
Le kilométrage affiché est de 45 600 km. C’est évidemment l’un des éléments les plus accrocheurs de l’annonce, mais sur une voiture de 1963, il doit toujours être lu avec prudence. Le compteur raconte une partie de l’histoire. Les factures, les papiers, les contrôles et les traces d’entretien racontent le reste.

Le cabriolet aurait été livré neuf en Italie, où il aurait connu seulement trois propriétaires avant son achat par un importateur britannique spécialisé, Mr Speedlux dans le Sussex, en 2014. Lors de son importation, l’auto affichait 42 848 km. Elle serait ensuite conservée pendant dix ans entre les mains d’un seul propriétaire, qui l’aurait utilisée avec parcimonie.
Avant de quitter l’Italie, la voiture aurait subi des travaux importants : révision du moteur, remise à nu de la carrosserie, reprise de peinture et sellerie intérieure refaite. Plus récemment, après son acquisition par Le Riche Automobile, elle a reçu des travaux mécaniques prévus à la maintien en bon état de roulage : entretien, renouvellement des huiles, nouvelle pompe à carburant, interventions sur les freins, la direction et l’échappement.

Pour un acheteur français, le cas concret est simple. Une voiture annoncée à 19 950 £ peut sembler accessible face à d’autres cabriolets italiens des années 60, mais le vrai budget ne s’arrête pas là. Il faut ajouter le transport, les démarches d’importation, l’immatriculation, les éventuelles taxes, le contrôle de conformité, puis une inspection mécanique indépendante. Une ancienne bien présentée peut rester une bonne affaire, mais seulement si le dossier suit.

Ce qui rend cet exemplaire séduisant, et ce qu’il faut vérifier avant achat
Visuellement, l’exemplaire à des arguments. La carrosserie noire est annoncée saine, avec une peinture refaite encore en bon état. La capote souple noire fonctionnerait correctement, avec une lunette arrière non décolorée. Les chromes seraient présents et en ordre, certains ayant été rechromés récemment.

L’intérieur joue aussi une carte très italienne : sièges recouverts en vinyle rouge dans le style d’origine, garnitures de porte et couvre-tableau de bord présentés en très bon état, tapis et revêtement en caoutchouc apparemment renouvelés. Une radio d’époque est également installée au tableau de bord. Ce sont des détails qui ne changent pas la valeur mécanique d’une voiture, mais qui comptent beaucoup sur une ancienne découvrable.
Le dossier annoncé est peut-être l’élément le plus rassurant : manuel conducteur, brochure d’origine en anglais, une partie de la paperasserie italienne, factures de travaux et lettre de Fiat Archivio E Centro Storico confirmant la date de fabrication et les spécifications. Si tout est bien présent et cohérent, cela peut aider à sécuriser l’achat.

Il reste pourtant plusieurs vérifications indispensables. Le kilométrage doit être récupéré avec les factures et les contrôles disponibles. La qualité de la restauration carrosserie doit être inspectée, notamment sur les zones sensibles à la corrosion. Le montage du servo-frein non standard doit être identifié proprement. Enfin, la rareté au Royaume-Uni, liée au fait que le modèle n’y aurait pas été importé actuellement, peut compliquer certaines recherches de pièces spécifiques.
À lire aussi : La future Corolla révèle comment Toyota tente de répondre à l’accélération de l’industrie automobile
Conclusion
Cette Fiat 1500 Cabriolet n’a donc pas besoin d’être vendue comme une Ferrari miniature pour être intéressante. Sa force est ailleurs : une ligne Pininfarina, une configuration élégante, un historique assez lisible et un prix qui peut attirer ceux qui cherchent une ancienne italienne utilisable sans viser les sommets du marché.
Source photos et vendeur : @Le Riche Automobile Restorers
