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« Une pépite vient de refaire surface » : une américaine néo-rétro produite à 786 exemplaires, cette Excalibur V8 joue la rareté à 54 500 €

Par GillesMis à jour le 2 août 2026
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Affichée à 54 500 €, cette Excalibur Phaeton Series IV de 1981 joue une carte très particulière : celle d’une américaine néo-rétro rare, déjà immatriculée en collection en France, avec un V8 Chevrolet sous le long capot.

Sur le marché des voitures anciennes, certaines annonces s’habillent moins par leur cote officielle que par leur capacité à raconter autre chose. Cette Excalibur Phaeton Series IV en fait partie. Son allure semble sortie d’une autre époque, mais sa fiche technique rappelle vite qu’il ne s’agit pas d’une simple évocation décorative.

L’annonce publiée sur LesAnciennes.com affiche un prix de 54 500 € pour un exemplaire de 1981, mis à jour le 28 juillet 2026. Le kilométrage annoncé est de 45 117 miles, soit 72 609 km. Le cœur de l’affaire, lui, se trouve sous le capot : un Chevrolet 350 ci V8 de 5 700 cc, associé à une boîte automatique à 3 rapports.

Le point qui change la lecture de cette voiture tient surtout à sa rareté. L’annonce la présente comme un modèle produit à 786 exemplaires entre 1980 et 1984. À ce niveau, on n’est plus seulement face à un cabriolet américain spectaculaire. On parle d’un objet de collection avec un positionnement très à part.

Une Excalibur Series IV qui mise autant sur le style que sur la mécanique

L’Excalibur Phaeton Série IV ne cherche pas la discrétion. Capot long, roues à rayons chromées de 15 pouces, pneus à flancs blancs, double roue de secours, hard top, capote électrique : tout est fait pour rappeler l’imaginaire des grandes automobiles des années 1930.

1981 Excalibur Phaeton Series IV vue arrière
@Paul’s Classic Cars : 1981 Excalibur Phaeton Series IV vue arrière

Ce style néo-rétro peut diviser. Pour certains, il paraît théâtral. Pour d’autres, c’est précisément ce qui fait son charme. L’intérêt de cette voiture, c’est qu’elle ne se contente pas d’un costume ancien posé sur une base banale. La mécanique annoncée reste franchement américaine, avec un V8 Chevrolet 350 ci de 5,7 litres, un carburateur Holley, un collecteur Edelbrock et un échappement inox.

Le corpus disponible autour de la marque rappelle aussi pourquoi Excalibur occupe une place spéciale. La marque est souvent associée aux produits néo-classiques américains en petites séries à Milwaukee, avec des lignes inspirées de la Mercedes SSK et des motorisations Chevrolet robustes. Ce contexte aide à comprendre pourquoi ces voitures ne se lisent pas comme de simples réponses.

1981 Excalibur Phaeton Series IV vue du coffre
@Paul’s Classic Cars : 1981 Excalibur Phaeton Series IV vue du coffre

À bord, l’annonce mentionne plusieurs équipements qui renforcent son côté grand tourisme : direction assistée, freins assistés, freins à disques à l’avant et à l’arrière, sièges électriques, vitres électriques, volant bois et autoradio Bluetooth Kenwood. Ce mélange entre look ancien et confort plus moderne résume bien l’esprit Excalibur.

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À 54 500 €, la rareté ne suffit pas : le dossier compte beaucoup

Le prix de 54 500 € ne se juge pas seulement sur la ligne ou sur le nombre d’exemplaires produits. Pour une voiture de collection importée des États-Unis, les papiers, l’historique et l’état mécanique pèsent lourd dans la décision.

1981 Excalibur Phaeton Series IV vue de face
@Paul’s Classic Cars : 1981 Excalibur Phaeton Series IV vue de face

Ici, l’annonce coche plusieurs cas rassurantes. La voiture est présentée comme importée des États-Unis, vendue avec une carte grise française collection et un contrôle technique OK. Une garantie de 6 mois est également mentionnée, avec une visibilité uniquement sur rendez-vous et une livraison possible dans toute la France.

Le vendeur indique également un dossier historique, le manuel du propriétaire et des factures disponibles. C’est un détail, mais il compte. Sur ce genre d’auto rare, l’acheteur ne cherche pas seulement une silhouette. Il cherche à limiter les zones grises : entretien, provenance, travaux déjà réalisés, cohérence entre le kilométrage et l’état général.

Les travaux répertoriés vont dans ce sens. En 2019, l’annonce mentionne le remplacement de joints liés au carter d’huile moteur, des joints de vilebrequin et une réfection de la boîte de vitesses. En 2020, les amortisseurs avant et arrière auraient été remplacés. La voiture est également décrite comme révisée.

1981 Excalibur Phaeton Series IV
@Paul’s Classic Cars : 1981 Excalibur Phaeton Series IV

Cas concret : pour un collectionneur français qui veut rouler avec une américaine atypique sans lancer lui-même une importation, cette configuration change le calcul. Une Excalibur moins chère aux États-Unis peut sembler séduisante au départ. Mais il faut ensuite ajouter le transport, les taxes, l’homologation, l’immatriculation, les éventuelles surprises mécaniques et le temps passé. Une voiture déjà en carte grise française collection peut donc justifier une partie de l’écart, à condition que le dossier soit solide lors de la visite.

Une américaine de niche, pas une ancienne pour tout le monde

Cette Excalibur Phaeton Series IV ne s’adresse pas au même public qu’une Corvette, une Mustang ou une Mercedes ancienne. Elle vise un acheteur qui accepte une esthétique très marquée, presque de cinéma, et qui cherche une voiture impossible à confondre avec le reste d’un rassemblement.

1981 Excalibur Phaeton Series IV vue du volant
@Paul’s Classic Cars : 1981 Excalibur Phaeton Series IV vue du volant

C’est aussi là que son positionnement devient intéressant. La production annoncée à 786 exemplaires entre 1980 et 1984 donne une vraie rareté, mais cette rareté reste celle d’une voiture de niche. Elle peut séduire fortement un amateur d’américains originaux, tout en laissant froid celui qui préfère les classiques plus reconnus.

Le V8 Chevrolet joue alors un rôle important. Il rassure sur la philosophie mécanique de l’auto : une base connue, une architecture simple dans l’esprit, et une disponibilité de pièces souvent plus lisible que sur certains modèles européens très confidentiels. Cela ne dispense pas d’un contrôle sérieux, surtout sur une voiture de plus de garantie ans, mais cela donne une cohérence à l’ensemble.

1981 Excalibur Phaeton Series IV vue du moteur
@Paul’s Classic Cars : 1981 Excalibur Phaeton Series IV vue du moteur

Avant de se décider, trois points méritent une attention particulière lors d’une visite : l’état réel de la capote électrique et du hard top, la qualité de la réfection de boîte annoncée, et la cohérence du dossier historique avec le kilométrage. Sur une voiture aussi visuelle, il ne faut pas laisser le style masquer les fondamentaux.

À 54 500 €, cette Excalibur ne joue donc pas la carte du bon plan évidente. Elle joue celle de la rareté visible, documentée et déjà administrativement prête pour la France. Pour le bon acheteur, c’est exactement ce qui peut faire la différence. 

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Conclusion

Cette Excalibur Phaeton Series IV de 1981 démontre qu’il est possible de s’offrir une automobile de collection à la présence scénique spectaculaire sans subir les tracas habituels des restaurations interminables ou des importations risquées. À 54 500 € avec sa carte grise française et sa garantie, elle s’adresse à un passionné en quête d’une expérience de conduite décalée et d’une rareté affirmée. Préférez-vous l’exubérance néo-rétro assumée et le confort d’un V8 américain comme sur cette Excalibur, ou restez-vous fidèle au charme plus sobre d’un cabriolet européen classique de la même époque ?

Source photos et vendeur : @Paul’s Classic Cars

 

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Gilles

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