Voici la Polestar 3 : design radical, autonomie XXL et ambitions mondiales, le SUV qui ose défier Tesla et BMW

Polestar - Polestar 3

Plus affûtée qu’un Volvo EX90, la Polestar 3 débarque enfin en France avec un style spectaculaire et une autonomie généreuse. Essai complet de la version Dual Motor.

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Un design qui tranche radicalement avec la base Volvo

Rouler en Polestar 3, c’est opter pour un look de concept-car. Lignes tendues, vitrage fuyant, toit rabaissé… le crossover revendique une personnalité bien distincte de son cousin Volvo EX90.

Il prolonge la stratégie de différenciation de Polestar déjà amorcée avec la Polestar 2 et la Polestar 4, tous deux résolument singuliers dans le paysage électrique.

La marque prévoit d’implanter 30 showrooms Polestar Space en France d’ici fin 2026, renforçant ainsi sa présence auprès d’une clientèle premium avide de nouveauté.

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Des performances électriques dignes du segment premium

Sous ses lignes sculptées, la Polestar 3 cache une imposante batterie de 111 kWh (dont 108 kWh utiles).

Notre version d’essai Dual Motor développe 489 ch et affiche une autonomie mixte WLTP de 632 km. La version Performance, elle, pousse jusqu’à 517 ch et un couple de 910 Nm.

Sur la route, la Polestar 3 se montre plus vive qu’attendu, avec un 0 à 100 km/h en seulement 5 secondes.

La suspension pneumatique de série absorbe bien les irrégularités urbaines, tandis que la conduite sur autoroute séduit par un confort d’insonorisation et une stabilité irréprochables.

Autonomie réelle et recharge : des progrès attendus

Lors de notre parcours-test, la Polestar 3 Dual Motor a parcouru 519 km sur route et 381 km sur autoroute avant de réclamer une recharge.

Des valeurs honorables, mais perfectibles si l’on considère la capacité batterie et la concurrence dotée d’architectures électriques en 800 V.

Côté recharge rapide, le SUV suédois plafonne à 250 kW sur borne DC et nécessite environ 28 minutes pour passer de 20 à 80 %. En courant alternatif, la puissance de 11 kW impose 11 heures pour une recharge complète, un niveau en retrait par rapport à certains rivaux.

Un habitacle raffiné mais pas toujours pratique

À bord, la qualité perçue flatte les sens : selleries soignées, inserts bois ou aluminium, écran central de 14,5 pouces et cockpit épuré.

Pourtant, le minimalisme a ses limites : les réglages les plus simples nécessitent parfois plusieurs manipulations à l’écran, et certaines commandes physiques manquent cruellement.

Les passagers arrière profitent d’un excellent espace aux jambes et d’une belle luminosité grâce au toit panoramique, mais le coffre de 484 l reste moyen pour un SUV de 4,90 m. Heureusement, le frunk avant de 32 l complète les aspects pratiques au quotidien.

Conduite assistée et technologies embarquées

Le système de conduite semi-autonome inclus dans le pack Pilot propose une assistance au maintien de voie et un régulateur adaptatif efficace.

L’interface Android embarquée permet de planifier ses trajets et de commander certaines fonctions à la voix via Google Assistant. Seule ombre au tableau : l’absence de compatibilité Android Auto, quand seul Apple CarPlay est pris en charge.

En 2026, la Polestar 3 devrait proposer en option des caméras LiDAR, destinées à renforcer les capacités d’autonomie et la sécurité active.

Un tarif élevé et des options salées

Le positionnement premium se traduit par des prix démarrant à 79 800 € pour la version Single Motor, et culminant à 91 800 € pour la Performance. Notre modèle Dual Motor d’essai frôlait 86 800 €, hors options. Parmi ces dernières, la sellerie cuir Nappa et l’audio Bowers & Wilkins font rapidement grimper la facture de plusieurs milliers d’euros.

Polestar joue la carte de la différenciation jusqu’au bout, en annonçant que la future gamme bénéficiera d’évolutions logicielles régulières, destinées à améliorer autonomie, ergonomie et confort.

Cette stratégie de mises à jour à distance devrait contribuer à prolonger la durée de vie technologique du modèle, un argument fort face à des concurrents comme Tesla ou BMW.

Conclusion

Originale, performante et accueillante, la Polestar 3 se positionne comme une alternative crédible aux références allemandes. Elle pêche encore par une ergonomie perfectible et des temps de recharge moyens, mais saura séduire les conducteurs en quête d’un crossover haut de gamme au style affirmé.

Et vous, que pensez-vous de cette nouvelle Polestar ? Dites-le-nous en commentaire !

 

Anna Lindo