Geely revendique 605 km d’autonomie pour son Galaxy Starship 7 EV, mesuré en cycle CLTC chinois. Ce que cela signifie concrètement pour un conducteur européen, et pourquoi ce SUV mérite attention malgré son absence du marché occidental : voici les spécifications complètes et leur mise en perspective WLTP.

Deux batteries pour deux niveaux d’autonomie : comment Geely atteint les 605 km
Le Galaxy Starship 7 EV se décline en deux configurations de batteries. La première embarque 60,2 kWh et annonce 525 km d’autonomie en cycle CLTC. La seconde monte à 68,39 kWh pour atteindre 605 km selon le même cycle.
La plateforme GEA (Geely Electric Architecture), dédiée aux véhicules électriques, optimise la gestion d’énergie et libère un empattement de 2 755 mm, favorable à l’intégration de grandes cellules.
Le groupe motopropulseur est identique sur les deux versions : un moteur électrique unique à l’avant développe 160 kW (218 ch) et 300 Nm de couple. Sur ce modèle, l’autonomie tient à l’efficience, pas à la puissance brute.
Le coefficient aérodynamique Cx de 0,278 joue un rôle direct dans cette équation. Pour un SUV de 4 740 mm, c’est une valeur sérieuse. La plupart des SUV électriques européens de ce segment affichent un Cx compris entre 0,28 et 0,32.
Le cycle CLTC, utilisé en Chine, est généralement plus favorable que le cycle WLTP européen. Une décote de 15 à 20 % est habituelle. Les 605 km CLTC correspondraient donc à environ 485 à 515 km en cycle WLTP, ce qui reste compétitif, mais mérite d’être posé clairement.
Design et dimensions : un SUV optimisé pour l’efficacité énergétique
Le Starship 7 EV mesure 4 740 mm de long, 1 905 mm de large et 1 685 mm de haut. C’est le gabarit d’un SUV familial de segment D, comparable à un Volkswagen Tiguan allongé. À cette taille, contenir le Cx à 0,278 suppose des choix de design assumés.
Les jantes aérodynamiques disponibles en 18 ou 19 pouces participent à cet effort. Leur profil réduit les turbulences en rotation, un détail qui compte sur autoroute à 130 km/h. La carrosserie, flancs tendus, custodes profilées, complète ce travail aérodynamique.

L’habitacle embarque le système Flyme Auto, développé par Geely. L’interface s’inspire des smartphones : écran tactile central, combiné numérique, navigation connectée.
Disponibilité et positionnement : un SUV électrique réservé au marché chinois
Le Galaxy Starship 7 EV se positionne au-dessus du Geely E5 dans la gamme Galaxy. Cette sous-marque vise le segment premium accessible en Chine, avec un positionnement centré sur la technologie embarquée et l’autonomie.
Le modèle existe aussi en version hybride rechargeable EM-i, commercialisée entre 95 800 et 123 800 yuans (environ 12 000 à 15 500 euros au taux de change actuel). Le prix de la version 100 % électrique n’a pas encore été annoncé.
Aucune commercialisation en Europe n’est prévue pour le moment. Le Galaxy Starship 7 EV est conçu pour le marché chinois, avec des homologations, des équipements et une stratégie tarifaire pensés pour Pékin, Shanghai ou Chengdu.

Geely possède pourtant Volvo Cars, Polestar et Lotus. Le groupe maîtrise les standards européens de sécurité et d’homologation. Si la décision commerciale était prise, le chemin technique serait plus court que pour d’autres constructeurs chinois.
Le Galaxy Starship 7 EV démontre que Geely maîtrise les technologies d’efficience énergétique, mais l’autonomie annoncée en CLTC doit être lue avec prudence pour un lecteur européen. En cycle WLTP, les 605 km affichés se traduiraient probablement par 485 à 515 km, ce qui reste dans le haut du tableau face à la concurrence actuelle.
Geely dispose des outils pour homologuer ce SUV en Europe via Volvo et Polestar. La question n’est pas technique, elle est commerciale et politique. Pensez-vous que les tensions tarifaires actuelles entre l’UE et la Chine freinent durablement ces exportations ?

