Avec sa carte grise signée Giscard d’Estaing, cette Peugeot 505 a été vendue à un prix record
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Une Peugeot 505 Turbo Injection de 1987, l’ancienne voiture personnelle de Valéry Giscard d’Estaing, a été adjugée 60 000 euros à Eurexpo. Un prix record pour ce modèle, porté par une provenance présidentielle et par une carte grise encore signée de la main de l’ancien chef de l’État.
La berline a été vendue par la maison Osenat durant le salon Époqu’auto, près de Lyon. Elle s’est envolée très au-dessus de sa cote : une 505 de ce type se négocie d’ordinaire entre 12 000 et 15 000 euros sur le marché de la collection.
La différence tient à son histoire, documentée noir sur blanc : une première carte grise établie au nom de Valéry Giscard d’Estaing, signée par lui au moment de la cession.
Une commande spéciale sortie du catalogue
Cette 505 n’est pas une berline de série. Valéry Giscard d’Estaing l’avait commandée avec une peinture vert mousse, une sellerie en cuir marron foncé et un toit ouvrant électrique. Trois équipements absents du catalogue standard de l’époque, qui la rendent unique.

Côté mécanique, la Turbo Injection tient ses promesses. Produite à Sochaux, elle développe 180 chevaux grâce à un quatre-cylindres en ligne Chrysler suralimenté par un turbocompresseur Garrett T3, développé en collaboration avec Porsche. Elle pointe à 200 km/h en vitesse de pointe et abat le kilomètre départ arrêté en moins de 30 secondes.
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La carte grise signée, preuve d’une histoire présidentielle
L’automobile a été acquise en août 1987 par Valéry Giscard d’Estaing, président de la République de 1974 à 1981. Entré à l’Élysée à 48 ans, il avait été élu en 1974 avec 50,66 % des voix en métropole face à François Mitterrand, selon les archives du Monde. Ancien inspecteur des finances devenu député du Puy-de-Dôme en 1956, il a commandé cette 505 pour ses déplacements personnels.
Livrée au château de Varvasse, à Chanonat, dans le Puy-de-Dôme, la berline a ensuite sillonné les routes d’Auvergne. Le président l’a revendue le 1er janvier 1993. Sa première carte grise, établie à son nom, a été conservée et porte encore sa signature apposée lors de la cession. C’est ce document qui scelle la provenance présidentielle du véhicule, près de trois décennies plus tard.
Un montant record, très au-dessus de la cote
Adjugée 60 000 euros, la 505 s’est arrachée à un niveau sans équivalent pour ce modèle. Le magazine Youngtimers, qui suit le marché des youngtimers, évoque un montant record, alors qu’une 505 de ce type se négocie habituellement entre 12 000 et 15 000 euros.
La vente s’est déroulée dans le cadre du salon Époqu’auto, à Eurexpo, près de Lyon. La 505 n’était pas la seule voiture de personnalité au programme : la maison Osenat proposait aussi des véhicules ayant appartenu à Antoine de Saint-Exupéry ou à Jean-Louis Trintignant.
La mécanique seule n’explique pas ce niveau. C’est la carte grise signée, et l’histoire qu’elle documente, qui a transformé une berline des années 1980 en pièce de collection adjugée 60 000 euros.
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Conclusion
En atteignant la barre des 60 000 euros sous le marteau d’Osenat, la Peugeot 505 Turbo Injection de Valéry Giscard d’Estaing démontre que le patrimoine automobile français sait s’arracher à prix d’or dès lors qu’il est adoubé par une provenance prestigieuse et des documents d’époque irréprochables. Pensez-vous que l’histoire d’une voiture (provenance, personnalités) doit justifier de multiplier par quatre sa cote sur le marché de la collection ?
