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Citroën veut relancer la 2CV en 2028, avec une citadine électrique moins chère qu’une ë-C3

Par JacquelineMis à jour le 5 août 2026
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Citroën préparerait le retour de la 2CV en 2028 avec une petite électrique autour de 15 000 €, un pari qui viserait directement les conducteurs refroidis par le prix des citadines zéro émission.

Le nom 2CV n’est pas anodin. Chez Citroën, il renvoie à une voiture simple, populaire, économique, pensée pour rendre l’automobile accessible au plus grand nombre. C’est précisément ce terrain que la marque chercherait à retrouver avec une future citadine électrique annoncée dans l’univers des E-Cars de Stellantis.

D’après les informations de L’argus, ce modèle serait attendu pour 2028 et pourrait viser un prix d’environ 15 000 €. Si ce tarif se confirme, la future 2CV électrique se placerait sous l’ë-C3 et viendrait attaquer un segment où la Dacia Spring reste aujourd’hui l’une des références les plus visibles.

Citroën 2CV électrique vue de face
@Citroën : 2CV électrique vue de face

La promesse est forte, mais elle reste fragile : pour tenir un prix aussi bas en Europe, Citroën devra composer avec des contraintes techniques, industrielles et réglementaires encore loin d’être totalement verrouillées.

Une 2CV électrique pensée comme une voiture simple, pas comme un gadget nostalgique

La future 2CV ne chercherait pas seulement à rejouer la carte du rétro. L’idée serait plutôt de reprendre l’esprit du modèle original : une voiture légère dans son concept, pratique au quotidien, peu chère à l’achat et suffisamment polyvalente pour ne pas rester cantonnée au centre-ville.

L’argus évoque une longueur d’environ 3,75 m, ce qui placerait cette citadine au-dessus d’un quadricycle comme la Citroën Ami, mais sous les citadines électriques plus classiques. Le modèle s’intercalerait ainsi entre l’Ami et l’ë-C3 dans la gamme, avec une mission assez claire : offrir une vraie voiture électrique d’entrée de gamme.

Visuellement, Citroën reprendrait plusieurs marqueurs de la 2CV historique. La silhouette pourrait conserver un toit très arrondi, un capot plongeant, des ailes marquées et des optiques avant proéminentes. Un toit ouvrant en toile pourrait aussi faire partie des options, clin d’œil évident à l’ancienne 2CV.

Mais le dessin ne pourra pas tout faire. Les normes européennes de sécurité, la protection des piétons et les équipements obligatoires imposent aujourd’hui des contraintes très éloignées de celles de la voiture présentée en 1948. La future 2CV devra donc évoquer son ancêtre sans pouvoir en reprendre la simplicité brute.

Le vrai enjeu sera le prix : autour de 15 000 € face à la Dacia Spring

Le chiffre qui change tout, c’est celui du prix. Autour de 15 000 €, Citroën pourrait frapper fort sur un marché électrique encore difficile pour les petits budgets. Une ë-C3 reste déjà l’une des électriques les plus accessibles de la marque, mais cette nouvelle 2CV viserait un cran plus bas.

Pour un conducteur qui cherche une voiture simple pour aller au travail, déposer les enfants à l’école et faire les courses, le scénario est très concret. Si la future 2CV propose quatre vraies places, une autonomie suffisante pour les trajets quotidiens et un prix proche de 15 000 €, elle pourrait devenir une alternative plus rassurante qu’un quadricycle et moins chère qu’une citadine électrique classique.

Citroën 2CV électrique design extérieur
@Citroën : 2CV électrique design extérieur

La comparaison avec la Dacia Spring sera inévitable. L’argus indique que la prochaine Spring, prévue pour 2027 et produite en Europe, devrait être proposée juste sous les 18 000 €. Si Citroën parvient réellement à descendre autour de 15 000 €, l’écart serait assez net pour peser dans le choix des acheteurs.

Le problème, c’est que ce tarif dépendra de choix très serrés. Équipement limité, pièces déjà utilisées dans le groupe Stellantis, plateforme partagée avec d’autres modèles : tout devra aller dans le sens de la maîtrise des coûts. Même les poignées de porte ou les rétroviseurs pourraient venir de banques d’organes déjà existantes.

Une réglementation européenne encore décisive pour tenir la promesse

Le projet E-Car de Stellantis vise des voitures électriques fabriquées en Europe et vendues sous les 20 000 €. Dans ce cadre, la future 2CV serait l’un des modèles Citroën, tandis qu’une Fiat Panda ou Pandina électrique serait aussi prévue sur cette logique.

Mais le dossier dépendrait en partie d’une nouvelle catégorie réglementaire européenne, appelée M1E. Les constructeurs souhaitent un cahier des charges sécuritaire allégé par rapport aux voitures particulières classiques homologuées M1, afin de réduire les coûts sans tomber dans le cadre très limité des quadricycles.

Selon L’argus, cette définition technique n’aurait pas vraiment avancé depuis fin 2025. C’est un point clé. Si la catégorie M1E n’est pas prête à temps, Citroën pourrait devoir lancer sa future 2CV sous homologation M1 classique, avec les mêmes contraintes qu’une citadine électrique traditionnelle. Dans ce cas, tenir les 15 000 € deviendrait beaucoup plus compliqué.

Citroën 2CV électrique vue arrière
@Citroën : 2CV électrique vue arrière

Le calendrier ajoute une pression supplémentaire. La voiture pourrait être présentée au Mondial de Paris 2026, peut-être sous forme de concept-car, avant une arrivée sur les routes en 2028. Cette date aurait une forte portée symbolique : elle tomberait quatre-vingts ans après la présentation de la 2CV originelle au Salon de Paris de 1948.

Citroën tient donc une idée puissante : faire renaître la 2CV non pas comme une voiture de collection modernisée, mais comme une réponse à la flambée des prix de l’électrique. Encore faut-il que la technique, les normes et les coûts suivent. C’est là que le mythe peut redevenir utile, ou rester une promesse difficile à transformer en voiture vraiment populaire.

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Auteur

Jacqueline

Passionnée par l'automobile et les innovations technologiques, je décrypte l'actualité des voitures, avec une expertise particulière dans les véhicules électriques. Grâce à une veille constante et une connaissance approfondie du secteur, je partage des analyses, des comparatifs et des informations clés pour aider mes lectrices et lecteurs à mieux comprendre les tendances et les évolutions du monde automobile

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