L’ancienne Smart Fortwo électrique plafonnait à 130 km, sa remplaçante promet plus du double sur un format quasi identique
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La remplaçante de la Fortwo électrique promet plus du double d’autonomie sur un gabarit quasi identique, un bond qui se lit avant tout dans les chiffres.
La Smart #2 reprend l’idée fondatrice de la Fortwo : deux places, moins de trois mètres de long, une agilité pensée pour la ville. Le modèle doit être officiellement présenté au Mondial de l’Automobile 2026, mais le constructeur a déjà communiqué une large part de sa fiche technique au compte-gouttes ces dernières semaines.
Le point de repère est simple. L’ancienne Fortwo électrique plafonnait autour de 130 km d’autonomie. Sa remplaçante annonce au moins 290 km en cycle mixte WLTP, sur un format resté ultra-compact.
Un format quasi inchangé, une base entièrement revue
La #2 mesure 2,70 mètres, un gabarit deux places qui reste fidèle à la recette de la Fortwo. Sous la carrosserie, la base change : le modèle repose sur une nouvelle plateforme développée en Chine, baptisée ECA.
Smart a tenu à conserver la cellule de sécurité Tridion, l’élément le plus identitaire de la Fortwo. Près de 80 % de cette super-structure est constituée d’acier à haute résistance, et le constructeur revendique une capacité à supporter plus de quatre tonnes sur le toit. Sept airbags complètent le dispositif, un chiffre généreux pour une voiture de cette taille.
La rupture est surtout visuelle. La cellule Tridion n’est plus mise en valeur par une couleur contrastée, elle disparaît dans la carrosserie. Le design a déjà fuité cet été en Chine, laissant entrevoir une silhouette éloignée de ses aïeules.
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Le bond d’autonomie en chiffres
La batterie affiche 35,8 kWh de capacité brute. À titre de comparaison, la Renault Twingo électrique, longue de 3,79 mètres, embarque 27,5 kWh utiles. La #2 loge donc plus d’énergie dans une carrosserie plus courte.
Smart confirme une autonomie mixte WLTP d’au moins 290 km, soit une trentaine de kilomètres de plus que la Twingo électrique. Face aux quelque 130 km de l’ancienne Fortwo électrique, l’écart change l’usage : la petite citadine sort du strict rayon urbain.
La recharge rapide complète le tableau, avec un passage de 10 à 80 % en 20 minutes. De quoi envisager des trajets plus longs sans que la charge ne devienne une contrainte.
Une mécanique soignée pour la ville
Le moteur, implanté à l’arrière, adopte une architecture dite « 11-en-1 » qui regroupe bloc électrique, électronique de puissance et systèmes de contrôle dans une seule unité compacte. C’est ce choix qui libère de la place pour la batterie dans un gabarit aussi serré.
Smart annonce une répartition des masses de 50/50 entre l’avant et l’arrière, et une suspension arrière à cinq bras indépendants, une solution plutôt réservée aux segments supérieurs. Les pneumatiques sont plus étroits à l’avant et plus larges à l’arrière, une configuration censée affiner la direction tout en renforçant l’adhérence.
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Conclusion
En ville, le diamètre de braquage de 6,95 mètres maintient la maniabilité dans la tradition Smart. Pour un véhicule de moins de trois mètres, cette fiche technique place la #2 loin de la simplicité frugale des premières générations.
Deux générations se suivent, et l’écart tient à quelques chiffres : 2,70 mètres de long, 35,8 kWh de batterie, 290 km d’autonomie revendiquée. La Fortwo se vendait comme une voiture de centre-ville. Sa remplaçante promet de ne plus s’y limiter.
