Ancien favori des automobilistes français, le diesel est aujourd’hui relégué au second plan. En 2025, ses ventes ont chuté à des niveaux historiquement bas, et tout indique que 2026 sera pire. En 2015, 57 % des voitures neuves vendues en France roulaient au diesel. Dix ans plus tard, cette part est tombée à moins de 5 %. Malgré les efforts de certains constructeurs, la transition énergétique et les restrictions en zones urbaines ont fait fuir les acheteurs. Le Dieselgate, survenu la même année, a amorcé une désaffection durable, accélérée par les malus et la montée en puissance de l’électrification.

Une part de marché devenue marginale
En 2025, seulement 79 402 voitures diesel ont été immatriculées, contre 1,1 million en 2015. Même en incluant les versions mild hybrid ou rechargeables, la part de marché atteint à peine 5,93 %. À l’inverse, l’électrique s’est hissée à 20 %, dépassant largement le diesel. L’hybride essence non rechargeable, souvent favorisée par les constructeurs, domine désormais le marché avec plus de 42 % des ventes.
Classement des motorisations en 2025
Voici l’évolution des ventes par type de motorisation entre 2015 et 2025 :
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Diesel : 1 097 125 (57,22 %) → 79 402 (4,86 %)
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Essence : 739 397 → 345 232 (21,15 %)
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Électrique : 17 266 → 326 920 (20,03 %)
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Hybride non rechargeable essence : 56 030 → 689 079 (42,22 %)
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Hybride rechargeable essence : 5 589 → 106 878 (6,55 %)
Cette mutation radicale montre à quel point les préférences des Français ont changé en une décennie.
Les derniers bastions du diesel en 2025

En tête des ventes diesel en 2025, la Renault Clio Blue dCi s’est écoulée à 14 557 exemplaires, loin devant la Citroën C5 Aircross (7 052). Mais ces modèles ne seront plus disponibles en diesel dans leur nouvelle génération. La Peugeot 308 pourrait donc dominer en 2026, bien que son moteur BlueHDi soit pénalisé par un prix élevé et un malus écologique, le rendant peu attractif face à sa version hybride essence.
Mercedes, dernier grand défenseur du diesel ?

Le Mercedes GLA se place en 4ᵉ position, devant la Classe A et le GLC, qui combine diesel et hybridation. Cependant, la plupart de ces modèles approchent de leur remplacement. Mercedes, comme d’autres marques premium, réduit peu à peu son offre diesel. Seul le GLC pourrait rester un candidat sérieux pour 2026, à condition que le marché suive encore.
Un avenir incertain pour le diesel neuf
Le groupe Volkswagen résiste encore grâce à la Skoda Octavia et au Tiguan. Mais le T-Roc, récemment renouvelé, abandonne déjà le diesel. La tendance est claire : l’offre s’effondre, poussée par les réglementations, la fiscalité, et les stratégies produit. Le diesel reste prisé sur le marché de l’occasion et pour les véhicules utilitaires, mais dans le neuf, son déclin semble irréversible.
Le top 10 des ventes diesel en 2025
| Modèle | Immatriculations |
|---|---|
| Renault Clio | 14 557 |
| Citroën C5 Aircross | 7 052 |
| Peugeot 308 | 5 801 |
| Mercedes GLA | 5 787 |
| Mercedes Classe A | 4 257 |
| Skoda Octavia | 3 928 |
| Mercedes GLC | 3 913 |
| Volkswagen Tiguan | 3 062 |
| Volkswagen T-Roc | 2 484 |
| BMW Série 1 | 2 330 |
Conclusion
Avec des ventes divisées par 10, une offre en chute libre, et un contexte réglementaire de plus en plus dur, le diesel neuf semble condamné à brève échéance. Il résiste encore dans certains segments, mais pour combien de temps ? Et vous, pensez-vous que le diesel a encore un avenir dans le neuf ou est-il déjà relégué à l’occasion ? Partagez votre avis en commentaire.

