Les Allemands commencent à rogner sur la qualité : le Genesis GV70 leur donne des leçons, matériaux moussés jusque sur les parties basses
Retrouvez iTransports sur GoogleAjoutez notre source pour suivre nos actualités auto plus facilement
Le Genesis GV70, SUV 100 % électrique de la branche luxe de Hyundai, soigne ses finitions comme peu de modèles du segment : matériaux moussés jusque sur les parties basses, cuir nappa, moquette épaisse.
Genesis, c’est la marque haut de gamme de Hyundai. Avec le GV70, elle s’attaque aux références allemandes du SUV électrique familial : Audi Q6, BMW iX3 et Mercedes GLC électrique. Le pari est risqué, car dans ce segment, l’image de marque pèse lourd.
Sur le papier, le Coréen aligne des arguments solides : 490 ch cumulés, un 0 à 100 km/h en 4s4 et une batterie de 80 kWh utiles, pour un tarif qui démarre à 68 400 €. Mais c’est à bord qu’il frappe le plus fort.

Un habitacle qui met la pression aux références allemandes
À l’extérieur, le style est travaillé et attire l’œil. Le GV70 s’inspire de modèles prestigieux allemands et anglais, notamment pour la calandre et la poupe, avec un profil dynamique et harmonieux.
À bord, premier constat de l’essai : l’habitacle est soigné. Des matériaux moussés ultra-cossus couvrent les surfaces, y compris les parties basses, là où beaucoup de constructeurs font des économies discrètes.

Sur la version Luxury essayée, la sellerie cuir nappa grimpe jusqu’à la planche de bord et au sommet des contre-portes. Coloris clairs chaleureux, moquette épaisse : l’ensemble est cossu du sol au plafond.
Pour l’essayeur Alan Froli, qui rêvait de ce métier depuis l’achat de son premier magazine automobile à 9 ans, ce niveau de finition donne des leçons aux références allemandes, lesquelles commenceraient à rogner sur la qualité pour contenir les coûts. Une appréciation, pas une mesure : l’essai ne chiffre aucun écart de matériaux face à Audi, BMW ou Mercedes.
Confort et équipement au niveau du prix
Le gabarit est celui d’un grand SUV familial : 4,71 m de long, 1,91 m de large et 1,63 m de haut, pour cinq places. La commercialisation du modèle a débuté en février 2026.
Le GV70 s’affiche dans une fourchette digne des Allemands : 68 400 € en entrée de gamme, 77 300 € pour le haut de gamme hors options. À ce tarif, le confort doit suivre.
Les places latérales arrière sont généreuses, avec de l’espace aux genoux et des dossiers inclinables. Le Genesis ajoute une commande électrique qui permet, depuis la place de droite, d’avancer le siège passager avant pour dégager de la place. Une configuration de voiture de chef d’entreprise.
La place centrale est plus ferme, avec un dossier dur et peu de place aux pieds : elle ne servira qu’en dépannage. À l’avant, le conducteur profite de réglages électriques nombreux et d’un large écran horizontal qui ne gêne pas la visibilité, doublé d’une console tactile de raccourcis.
Le coffre, lui, reste dans la moyenne du segment : 503 dm3, avec un petit frunk de 25 litres. Le volume privilégie la profondeur plutôt que la hauteur, et la chute du pavillon limite le transport d’objets hauts.
Une finition convaincante, mais un verdict à tempérer
Au bilan, le GV70 décroche une note de 14/20. La finition impressionne, le confort suit, mais quelques points tempèrent l’enthousiasme.
Le coffre manque de hauteur sous tablette et le frunk de 25 litres reste étriqué. Surtout, le jugement sur la qualité des concurrents allemands est une appréciation d’essayeur, pas une donnée mesurée. Les « leçons » du titre traduisent le ressenti de l’essai, pas un comparatif chiffré face à Audi, BMW ou Mercedes.

Au final, le GV70 est un SUV électrique familial qui vient bousculer un trio allemand bien installé, à partir de 68 400 €. Les matériaux moussés jusque sur les parties basses en sont la preuve la plus visible.
(adsbygoogle = window.adsbygoogle || []).push({});