Renault abandonne, mais ce rival français de la Citroën Ami croit toujours en son buggy électrique

Renault abandonne, mais ce rival français de la Citroën Ami croit toujours en son buggy électrique

Alors que Renault abandonne le segment des mini-voitures électriques, Kilow persiste avec La Bagnole, un quadricycle français atypique qui joue la carte de l’originalité et d’une production locale pour se démarquer de la Citroën Ami. La Citroën Ami a écrasé la concurrence sur le marché du quadricycle électrique. Pourtant, un petit constructeur indépendant basé en Haute-Savoie, Kilow, continue d’y croire avec son buggy électrique La Bagnole, récemment amélioré en version 1.1. À l’heure où Renault arrête son projet Duo, La Bagnole résiste, misant sur l’artisanat, l’audace et une fabrication 100 % française.

Kilow La Bagnole vert
@Kilow : La Bagnole vert

Kilow résiste face à l’hégémonie de la Citroën Ami

Dans un segment déserté par les grands groupes, Kilow fait figure d’irréductible. Alors que Mobilize (groupe Renault) a stoppé son projet Duo, Kilow croit encore au potentiel de La Bagnole. Avec sa silhouette de mini-buggy et ses lignes simples, elle se distingue radicalement de l’Ami. Le constructeur assume un rythme de production lent mais stable, et un positionnement artisanal. Un pari risqué mais cohérent pour séduire une niche prête à délaisser les produits standardisés.

Une production française artisanale

Installée à Cluses, La Bagnole est produite à raison d’un exemplaire par jour. Ce rythme volontairement lent permet à Kilow d’assurer la qualité et de fiabiliser son réseau de fournisseurs. Contrairement à l’Ami et la Fiat Topolino, fabriquées au Maroc, La Bagnole met en avant son ancrage local. Ce choix impacte le prix, mais garantit un suivi client réactif et une meilleure adaptation aux retours utilisateurs. Ce positionnement valorise une alternative locale face à des modèles industrialisés.

La Bagnole passe en version 1.1 : ce qui change

La Bagnole passe en version 1.1 : ce qui change
@Kilow : La Bagnole passe en version 1.1 : ce qui change

Kilow capitalise sur un an de retours clients pour proposer une version 1.1 plus aboutie. Parmi les améliorations : meilleure visibilité grâce à une lunette arrière rehaussée, colonne de direction modifiée, freinage repensé, et ajout d’un système de régénération au lever de pied. L’objectif est clair : améliorer l’agrément sans renier l’esprit minimaliste. Ces évolutions, bien que modestes, montrent l’écoute active de la marque vis-à-vis de sa communauté, les « Bagnolards ».

Un design toujours original, un prix toujours contenu

Visuellement, La Bagnole conserve son look de petit buggy décalé, avec ses jantes en tôle et sa benne en fibre de bois résinée. Le bois okoumé reste disponible en option, bien qu’il demande plus d’entretien. L’équipement reste sommaire, mais l’essentiel y est. Le prix d’entrée, 10 800 €, reste attractif pour une production locale. Ce tarif positionne La Bagnole entre la très économique Ami et les plus luxueux quadricycles comme le Microlino ou la Ligier MyLi.

Une alternative locale audacieuse

Kilow La Bagnole rose
@Kilow : La Bagnole rose

Kilow ne cherche pas à concurrencer Stellantis sur le volume, mais propose une alternative de caractère pour ceux qui veulent rouler différemment. Avec ses évolutions, La Bagnole gagne en maturité tout en restant fidèle à sa philosophie. Ce modèle made in France prouve qu’il existe encore de la place pour l’originalité et l’initiative dans le monde très formaté des mobilités urbaines électriques. Découvrez notre article sur pourquoi Renault stoppe le Mobilize Duo après seulement quelques mois de vente.

Conclusion

Face à l’arrêt du Mobilize Duo et à la domination de l’Ami, La Bagnole de Kilow poursuit son chemin avec conviction et créativité. Si vous êtes tenté par une micro-voiture différente, locale et originale, ce modèle pourrait bien vous séduire. Que pensez-vous de ce choix audacieux ? Partagez votre avis dans les commentaires !

Jacqueline