Avec l’arrivée des nouveaux modèles Leapmotor en Europe, Stellantis ouvre encore un peu plus la porte aux voitures chinoises sur le Vieux Continent. Deux nouveaux modèles électriques signés Leapmotor vont prochainement débarquer en Europe, portés par le partenariat stratégique avec Stellantis. Une manœuvre qui confirme la stratégie du groupe franco-italien de s’adosser à des partenaires asiatiques pour accélérer sa transition électrique, quitte à froisser l’industrie européenne et les politiques protectionnistes.
Stellantis mise sur Leapmotor pour attaquer le bas du marché
Face à la pression croissante sur les véhicules d’entrée de gamme, Stellantis a trouvé en Leapmotor une solution rapide et compétitive. Le constructeur européen, malgré ses quatorze marques, ne disposait pas encore de modèle électrique très abordable. C’est dans ce vide que Leapmotor s’est engouffré, avec des citadines comme la T03 et maintenant une gamme qui s’élargit avec les A10 et A05. Ces modèles permettront à Stellantis de proposer des véhicules électriques à bas coût, sans attendre les futurs lancements prévus chez Citroën ou Opel.
Une stratégie d’importation qui interroge

Les premiers modèles Leapmotor sont assemblés en Chine avant d’être expédiés par cargo vers l’Europe. Cette méthode, bien que rapide, ravive les tensions autour de la production locale et de la souveraineté industrielle. Après un passage en production partielle en Europe, Stellantis est revenu à une importation directe. Le message est clair : la priorité est à la rapidité de mise sur le marché, au détriment d’une relocalisation des chaînes de fabrication.
Des modèles qui visent clairement les citadines européennes
Avec l’arrivée de l’A10 et de sa déclinaison berline, Leapmotor compte frapper fort. Positionnés sous le modèle B10, ces deux véhicules compacts devraient viser directement les modèles comme la Citroën ë-C3. Le design moderne, l’équipement numérique complet et surtout un prix qui pourrait tourner autour des 20 000 € placent ces véhicules comme des alternatives très sérieuses aux productions locales. Sans fiche technique dévoilée pour l’instant, l’intérêt commercial semble évident : proposer plus pour moins cher.
Une montée en puissance programmée
Leapmotor ne cache pas ses ambitions : vendre un million de véhicules dans le monde dès l’an prochain, avec l’Europe comme levier clé. Le rythme de lancement s’accélère, avec une succession de modèles (T03, C10, B10, B05, A10) qui s’enchaînent rapidement. Pour Stellantis, ce partenariat est aussi un test : mesurer la capacité d’un constructeur chinois à séduire le public européen à grande échelle, sans nuire à ses propres marques déjà implantées.
Conclusion
La stratégie Stellantis-Leapmotor bouleverse les équilibres du marché électrique européen. Si l’opération semble gagnante sur le papier, elle soulève de nombreuses questions sur la pérennité du modèle industriel européen face à l’arrivée massive de véhicules asiatiques. Et vous, que pensez-vous de cette stratégie ? Doit-on s’inquiéter ou s’en inspirer ? Donnez-nous votre avis en commentaire.

