News

Tesla corrige enfin ce problèm e, mais les 20 349 véhicules rappelés en août ne sont pas les premiers concernés

Par Gilles MarchettiMis à jour le 6 octobre 2026
Retrouvez iTransports sur GoogleAjoutez notre source pour suivre nos actualités auto plus facilement
Partager :FacebookXWhatsApp

 

La mise à jour 2026.38 de Tesla corrige enfin l’éblouissement de ses phares à distance, mais elle arrive d’abord sur des véhicules récents, pas sur les 20 349 modèles rappelés en août aux États-Unis.

Conduire de nuit face à une Model 3 ou un Cybertruck dont les feux de croisement pointent trop haut est une gêne que les usagers signalent depuis plusieurs années. Le phénomène a fini par contraindre Tesla à un rappel le 4 août 2026, portant sur 20 349 véhicules.

Le constructeur a commencé à déployer depuis le 30 septembre 2026 une mise à jour logicielle, la version 2026.38, qui ajoute une fonction de nivellement dynamique des phares. Elle cible en priorité la Model 3 et le Cybertruck, aux États-Unis et aux Émirats arabes unis. Moins de 1 % de la flotte concernée l’avait installée au 1er octobre, selon les données des outils de suivi TeslaFi et Tessie.

Ce que corrige réellement le nivellement dynamique

Le nivellement dynamique n’a rien à voir avec les feux matriciels montés sur les Model 3 et Model Y depuis début 2024. Ces derniers réagissent sur les feux de route : plusieurs faisceaux indépendants s’éteignent ou s’allument pour éviter d’éblouir le conducteur en face, sans mouvement physique.

Tesla Model 3 vue de face
@Tesla : Model 3 vue de face

Le niveau dynamique intervient sur les feux de croisement. Des moteurs internes inclinent physiquement les projecteurs pour corriger leur orientation verticale en temps réel. Le système réagit en quelques millisecondes dans les situations où l’avant se relève : accélération franche, montée raide, charge importante à l’arrière.

Les deux technologies sont complémentaires : l’une façonne le faisceau de route, l’autre ajuste l’angle du faisceau de croisement. Le correctif de la version 2026.38 ne touche que la seconde.

À lire aussi : Jeep Avenger 2026 : le best-seller de Jeep en France affine son style et améliore sa finition après trois ans

Un rappel de 20 349 véhicules qui ne profitent pas du correctif

Le 4 août 2026, Tesla a rappelé 20 349 véhicules, dont 18 735 Model Y et 1 614 Model 3 produits entre 2017 et 2023. Le motif : des feux de croisement projetant trop de lumière vers le haut du faisceau. La NHTSA, le régulateur américain de la sécurité routière, a refusé de classer le défaut comme sans conséquence pour la sécurité.

Tesla Model Y design extérieur
@Tesla : Model Y design extérieur

À l’époque, Tesla indiquait que le correctif était encore en cours de développement. La version 2026.38 apparaît comme la réponse à cette injonction, du moins en partie.

Le nœud du problème est ailleurs. Le nivellement dynamique exige des moteurs physiques de réglage, absents des Model 3 et Model Y de première génération visés par le rappel. Les véhicules rappelés ne sont donc pas les premiers bénéficiaires de la mise à jour : le correctif profite d’abord aux modèles récents qui disposent déjà du matériel nécessaire.

Ce que cela change pour un propriétaire en France

Pour les possesseurs d’une Model 3 récente, la version 2026.38 devrait arriver dans les semaines à venir, au rythme des déploiements progressifs habituels de Tesla. Pour les Model Y et les autres modèles, la situation est moins claire : le constructeur n’a communiqué ni liste exhaustive des véhicules éligibles, ni calendrier pour le marché européen.

Tesla Model Y design intérieur
@Tesla : Model Y design intérieur

Le nivellement dynamique s’ajoute aux feux matriciels sur les modèles qui en sont équipés. Pour les propriétaires de véhicules rappelés en août, une question demeure : le logiciel correctif suffit-il à couvrir le défaut relevé par la NHTSA, ou une intervention physique reste-t-elle nécessaire ? Tesla n’a pas précisé ce point.

Ce correctif déployé à distance illustre la dualité des véhicules : résoudre un défaut sans passer par un garage est un atout réel, mais il révèle aussi qu’un problème connecté depuis des années aurait pu être anticipé plus tôt.

À lire aussi : La Série 3 abandonne le diesel mais garde son six-cylindres en ligne essence avec trois essence électrifiées allant jusqu’à 443 ch

Conclusion

Ce déploiement à distance illustre une nouvelle fois la dualité des véhicules connectés : si la capacité à corriger un défaut logiciel à distance sans passage en atelier est un atout indéniable, elle montre aussi ses limites face aux contraintes matérielles des modèles plus anciens. Selon vous, les correctifs logiciels à distance doivent-ils être plus encadrés par les autorités de sécurité routière pour garantir que tous les véhicules rappelés soient traités équitablement ?

 

(adsbygoogle = window.adsbygoogle || []).push({});
Auteur

Gilles Marchetti

Rédacteur à iTransports, Gilles couvre l'actualité automobile : nouveautés, constructeurs et mobilité. Il s'appuie sur les communiqués officiels et les données des constructeurs pour livrer des brèves fiables et sourcées.

Voir ses articles