Malgré la domination persistante du segment B, c’est le segment des SUV compacts (C‑SUV) qui affiche la plus forte dynamique en septembre 2025 : + 2,4 points, pour représenter 25,2 % du marché.

Un contexte de marché encore en retrait
En septembre 2025, les immatriculations de voitures neuves atteignent 140 354 unités, soit un gain d’environ 1 % sur un mois, mais toujours un recul de – 6,3 % depuis le début de l’année (1 186 781 unités vendues).
Dans ce contexte tendu, la redistribution des parts de marché par segments révèle les gagnants et les perdants de cette phase de transition.

Le segment A s’effrite, le B résiste
- Le segment A (minicitadines) continue de s’amenuiser : 2,3 % des ventes en septembre (3 163 unités), contre 3,4 % un an plus tôt.
- Sur les neuf premiers mois, le bilan est similaire avec 27 527 unités vendues pour ce segment, en recul de 56 %.
- Le segment B (citadines / petits modèles) reste le pilier du marché avec 47,6 % des immatriculations en septembre — en légère hausse comparé à l’an passé (46,5 %)
- En détails, les berlines B affichent 29,8 % (41 838 unités)
- Les B‑SUV captent 17,8 % des ventes (24 986 unités)
Ainsi, le segment B conserve sa masse critique, mais n’est pas celui qui progresse le plus.
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C‑SUV : l’eldorado des ventes
C’est bien le segment C‑SUV qui brille :
- En septembre 2025, il gagne 2,4 points, passant de 22,8 % à 25,2 % du marché, avec 35 388 unités immatriculées.
- À l’inverse, les berlines du segment C reculent de 0,4 point, pour se stabiliser à 10,1 % (14 210 unités).
- Sur les neuf premiers mois, les C‑SUV combinent pour 296 543 unités (+8 %) et 25 % de part de marché, tandis que les berlines du même segment s’effondrent de 22 % à 127 251 unités (10,7 %).
Parmi les modèles les plus influents du moment : Dacia Bigster, Peugeot 5008, VW Tiguan / Tayron, Hyundai Tucson, Kia Sportage, Skoda Elroq / Kodiaq, etc.
L’ascension des SUV tous segments confondus
La progression ne se limite pas au segment C :
- En septembre 2025, les SUV toutes catégories captent 53,2 % des immatriculations (74 630 unités), gagnant 1,7 point.
- Sur les neuf premiers mois, les SUV représentent 51,8 % du marché (614 855 unités sur 1 186 781).
- Les carrosseries traditionnelles (breaks, monospaces, coupés, cabriolets…) s’effritent : 69 541 immatriculations, dont 43 762 breaks (– 30 %).
Ce constat est limpide : aucune relance durable du marché sans les SUV.
Ce que cela révèle — et les défis à venir
- Le virage des constructeurs est clair : miser sur les SUV compacts comme levier de croissance.
- La berline pure perd du terrain face à la demande d’espace, de modularité et d’image.
- Mais cette domination grandissante doit composer avec les enjeux d’électrification, de réglementation CO₂ et de coûts de transition énergétique.
- Le défi : concevoir des C‑SUV capables d’apprivoiser l’électrique sans sacrifier leurs attributs (autonomie, performance, modularité).

