Volvo prévoit une reprise au second semestre, portée par la montée en puissance de l’EX60
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Volvo Cars aborde le second semestre avec un pari clair : faire monter l’EX60 en cadence assez vite pour redonner de l’air à ses résultats, alors que la Chine et les coûts industriels pèsent lourdement sur ses marges.
Le constructeur suédois sort d’un deuxième trimestre compliqué. Entre la baisse des ventes en Chine, les remises commerciales nécessaires pour soutenir la demande et la hausse attendue de certaines matières premières, Volvo n’a plus vraiment droit à une reprise molle.
Le signal envoyé est donc assez simple : le second semestre doit être celui du redressement. Et dans cette équation, l’EX60 occupe une place centrale. Pas seulement comme nouveau SUV électrique dans la gamme, mais comme modèle censé améliorer les volumes et soutenir les marges au moment où la marque traverse une zone de turbulence.
Un trimestre difficile, surtout à cause de la Chine
Sur la période d’avril à juin, Volvo Cars a enregistré un bénéfice d’exploitation de 82,8 millions de dollars. La marge opérationnelle ressort à 1,1 %, contre 1,6 % précédemment. Ce recul s’explique en grande partie par un marché chinois plus dur que prévu pour le constructeur.

Les ventes de Volvo en Chine ont chuté de 35 %. Pour une marque premium européenne, c’est un signal lourd. La Chine reste le plus grand marché automobile mondial, mais elle est aussi devenue l’un des terrains les plus brutaux pour les constructeurs historiques, surtout face aux marques locales très agressives dans l’électrique.
Volvo n’est pas seul dans cette difficulté. BMW a aussi subi une forte baisse de ses ventes en Chine au deuxième trimestre. Le problème dépasse donc une simple faiblesse ponctuelle d’un modèle ou d’un réseau commercial : les marques européennes doivent composer avec une concurrence locale rapide, des prix sous pression et des clients de plus en plus habitués à des véhicules électrifiés très bien équipés.
Pour Volvo, la situation est délicate car la marque veut éviter une guerre des prix. Erik Severinson, directeur commercial de Volvo Cars, a défendu cette ligne : protéger les tarifs plutôt que courir derrière les volumes à n’importe quel coût. C’est rationnel pour préserver l’image premium, mais cela limite les marges de manœuvre quand le marché ralentit.
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L’EX60 devient le modèle clé du redressement
La réponse de Volvo passe par la montée en puissance de nouveaux modèles électriques, avec l’EX60 au centre du jeu. Le SUV électrique de taille moyenne doit progressivement atteindre son plein régime de production au second semestre.
Volvo anticipe une croissance de 10 % de ses volumes par rapport au premier semestre grâce à cette dynamique industrielle. L’enjeu n’est donc pas seulement de vendre un nouveau modèle, mais de retrouver une base de production plus efficace, capable de soutenir les résultats après un début d’année pénalisé par plusieurs coûts.

C’est là que l’EX60 devient intéressant pour les automobilistes. Sur le papier, ce type de SUV électrique intermédiaire vise le cœur du marché familial premium : assez grand pour remplacer un véhicule principal, plus moderne qu’un thermique équivalent, mais moins statutaire et moins coûteux qu’un très grand SUV électrique.
Cas concret : un conducteur qui roule aujourd’hui en XC60 ou dans un SUV premium thermique peut hésiter entre commander tout de suite un modèle électrique déjà installé sur le marché ou attendre l’EX60. Si Volvo réussit sa montée en cadence, l’attente peut se justifier. Si la production tarde ou si les prix restent trop élevés, certains clients risquent de basculer vers une marque concurrente, notamment chinoise ou allemande.
Le corpus disponible autour du sujet confirme aussi que l’EX60 est perçu comme un modèle stratégique pour Volvo. Plusieurs médias automobiles le présentent comme une étape importante de l’offensive électrique de la marque. Cette lecture colle avec la situation actuelle : Volvo n’a pas seulement besoin d’un lancement réussi, mais d’un modèle capable de stabiliser sa trajectoire commerciale.

Des coûts encore sous pression malgré les économies
La reprise attendue ne dépend pas uniquement de l’EX60. Volvo doit aussi absorber la hausse prévue de matières premières essentielles, notamment le lithium et l’aluminium. Ces coûts devraient commencer à peser davantage au second semestre.

Fredrik Hansson, directeur financier de Volvo Cars, met en avant l’existence de mécanismes de protection financière. Mais une partie de ces évolutions échappe au contrôle direct du constructeur. Pour une marque engagée dans l’électrification, les variations du lithium restent particulièrement sensibles, car elles touchent au coût des batteries.
Volvo peut tout de même s’appuyer sur un autre levier : les économies. Le constructeur affirme avoir réalisé une grande partie des économies indirectes prévues dans son plan de réduction des coûts avec six mois d’avance. C’est un point important, car une hausse des volumes ne suffit pas si chaque voiture vendue rapporte moins.
Le second semestre s’annonce donc comme un test industriel et commercial. Si l’EX60 monte réellement en puissance, Volvo peut retrouver une trajectoire plus solide. Si la Chine continue de reculer fortement et si les coûts augmentent plus vite que prévu, la reprise annoncée pourrait rester fragile.
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Conclusion
Pour les conducteurs, le message est clair : l’EX60 n’est pas un simple nouveau SUV électrique dans une gamme déjà chargée. Il devient l’un des modèles qui doivent prouver que Volvo peut rester premium, électrique et rentable dans un marché beaucoup plus violent qu’il y a quelques années.
