Sous l’impulsion d’une nouvelle direction, la marque veut élargir son terrain de jeu et viser plus haut face à une concurrence chinoise de plus en plus offensive. La Dacia Sandero reste l’un des piliers du succès commercial de la marque en France. Dacia n’est plus seulement une marque low-cost. Avec une Sandero régulièrement en tête des ventes aux particuliers et une gamme entièrement renouvelée depuis 2021, le constructeur a consolidé sa position en France. En 2025, plus de 64 000 Sandero ont été écoulées, confirmant la solidité d’un modèle devenu incontournable sur le marché hexagonal.

Une stratégie payante depuis 2021
Sous l’impulsion de Luca de Meo, le plan lancé en 2021 visait un renouvellement complet de la gamme tout en conservant l’ADN prix serré. Résultat : un Duster modernisé, une Spring remise à niveau, un Jogger atypique et polyvalent, puis l’arrivée du Bigster, grand SUV familial qui marque une montée en gamme assumée. Cette transformation a permis à Dacia de muscler son image sans renier son positionnement accessible.
Katrin Adt : continuité affichée, ambitions élargies

Avec l’arrivée de Katrin Adt à la tête de la marque, Dacia entame une nouvelle phase. Si la communication officielle insiste sur la continuité, les projets en préparation traduisent un changement d’échelle. La marque ne veut plus seulement dominer le segment du rapport prix/prestations, mais élargir son offre vers des catégories jusqu’ici absentes de son catalogue.
Le projet Spacer : une berline familiale “crossoverisée”
Premier signal fort attendu : l’arrivée probable d’une berline familiale au style surélevé, souvent évoquée sous le nom de Dacia Spacer. Ce modèle, aperçu lors d’essais, viendrait combler un vide stratégique dans la gamme et cibler les familles recherchant espace et modularité à prix contenu. Sur un marché français friand de véhicules pratiques, cette offensive pourrait rapidement trouver son public.
SUV coupé, compact et offensif électrique

Au-delà du Spacer, Dacia préparerait un SUV coupé reposant sur la base technique du Bigster, ainsi qu’un modèle compact destiné à concurrencer des références comme la Citroën C4 ou la Skoda Scala. Côté électrification, une citadine 100 % électrique, cousine de la future Renault Twingo, viendra renforcer l’offre, tandis qu’un quadricycle léger inspiré du Mobilize Duo pourrait affronter la Citroën Ami sur le terrain urbain.
Conclusion
Après avoir consolidé son image de marque accessible et rationnelle, Dacia semble prête à franchir un cap stratégique majeur. Nouveaux segments, offensive électrique et diversification de la gamme : la marque roumaine ambitionne désormais un positionnement plus large, susceptible de bousculer aussi bien les constructeurs européens établis que les nouveaux acteurs chinois. Ce “grand bond en avant” vous paraît-il cohérent avec l’ADN Dacia ? Donnez votre avis en commentaire.

