Le marché français de l’automobile a connu un mois de septembre contrasté, marqué par une envolée des immatriculations de voitures électriques, qui atteignent un niveau historique. Malgré un contexte tendu, les modèles à batterie séduisent de plus en plus, portés par la dynamique des flottes et l’arrivée du leasing social. Dans le même temps, une vieille gloire française signe un retour inattendu au sommet des ventes, rappelant que rien n’est jamais figé sur ce marché en mutation.
Un mois positif, mais une dynamique fragile
Avec 140 354 immatriculations en septembre, le marché français progresse de 1 % par rapport à l’année dernière. Toutefois, cette légère hausse est à relativiser, car le mois comptait un jour ouvré de plus qu’en 2024. À jours comparables, le marché serait probablement en recul. Derrière cette façade stable, les professionnels restent inquiets : le niveau de commandes reste bas et la demande réelle hors flottes continue de s’effriter. Le leasing social pourrait devenir un levier vital.
Les voitures électriques battent un nouveau record
L’électrique a volé la vedette en septembre. Avec plus de 22 % de parts de marché, les modèles à batterie signent un quasi-record. Cette percée intervient alors même que le dispositif de leasing social n’a pas encore démarré. Sur les neuf premiers mois de l’année, la moyenne était inférieure à 18 %, ce qui souligne l’ampleur du bond. Cette progression s’explique autant par la pression réglementaire sur les entreprises que par un léger frémissement du côté des particuliers.
Tesla Model Y et Renault Scénic en vedettes inattendues

Le Tesla Model Y signe un retour remarqué en tête des ventes d’électriques. Longtemps en perte de vitesse, le SUV américain trouve un second souffle, notamment auprès des flottes. Il se classe juste derrière le Renault Scénic, qui devient la nouvelle star électrique des parcs d’entreprises. L’essor des flottes électriques est spectaculaire, avec une croissance annuelle proche de 50 %. Ce canal de vente devient crucial pour atteindre les objectifs d’électrification imposés par les autorités françaises.
La Clio prend sa revanche face à Peugeot
Malgré son âge et l’arrivée de sa remplaçante, la Renault Clio domine le marché français. Elle devance sa rivale, la Peugeot 208, de plus de 20 000 unités depuis le début de l’année. Une performance remarquable, surtout en fin de cycle. La Clio 5 reste d’ailleurs disponible à la vente, en attendant la sortie officielle de la nouvelle version. Ce succès confirme l’attachement des Français à cette citadine, malgré un contexte de transition technologique et de concurrence étrangère accrue.
Une hiérarchie stable, mais des équilibres fragiles
Dans le Top 10 des ventes, la hiérarchie bouge peu. Peugeot confirme sa solidité, notamment avec la 3008 qui surclasse le Renault Austral. Il s’écoule désormais deux fois plus de 3008 que d’Austral, un écart qui s’explique en partie par la présence d’une version électrique dans la gamme Peugeot. Renault semble toujours en difficulté sur le segment C, un domaine où la concurrence est rude et où l’électrification pèse de plus en plus lourd dans les arbitrages d’achat.
Conclusion
Le mois de septembre confirme que l’électrique est en train de s’ancrer durablement dans les habitudes françaises, porté par les flottes et, dans une moindre mesure, par les particuliers. Le retour en grâce de la Clio rappelle cependant que les fondamentaux – prix, fiabilité, image – restent essentiels. L’avenir proche dépendra du succès du leasing social et de la capacité des marques à offrir des modèles compétitifs.
Comment voyez-vous l’évolution du marché automobile français ? L’électrique vous séduit-elle vraiment ? Partagez vos impressions et vos choix en commentaire.
