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Le futur Scenic pourrait retrouver ce que les familles regrettaient, et Renault n’est pas seul à regarder en arrière

Par JacquelineMis à jour le 5 août 2026
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Renault pourrait redonner au Scenic une partie de ce qui faisait sa force auprès des familles : de vraies solutions d’habitabilité, pas seulement une silhouette de SUV électrique.

Le monospace n’a pas vraiment disparu par hasard. Il a été remplacé dans les showrooms par les SUV, plus valorisants, plus tendance, souvent plus rentables pour les constructeurs. Mais une question revient doucement : les familles ont-elles vraiment gagné au change ?

Le sujet refait surface avec plusieurs projets ou études évoqués chez Renault, Citroën et Fiat. Rien ne permet encore de parler d’un retour massif du monospace en Europe. En revanche, le signal est intéressant : plusieurs marques regardent à nouveau vers des carrosseries plus rationnelles, pensées pour l’espace intérieur, la modularité et l’usage quotidien.

Et dans cette histoire, le futur Scénic pourrait jouer un rôle à part. Car le nom Scenic reste lié à une idée simple : transporter une famille sans transformer chaque trajet en partie de Tetris.

Renault Scénic design extérieur
@Renault communication : Renault Scénic design extérieur

Le Scenic pourrait revenir vers ce qui plaisait vraiment aux familles

Le Renault Scénic actuel, lancé en 2024, a pris le virage du crossover électrique. Il conserve un nom très connu, mais il s’éloigne de la silhouette ronde et très pratique des anciennes générations. C’est justement ce point qui pourrait évoluer avec son successeur.

Auto-Moto évoque la possibilité d’un futur Scénic inspiré par l’étude R-Space Lab, présentée par Renault en début d’année. Cette piste ramènerait le modèle vers une architecture plus proche du monospace, avec un détail qui parlera immédiatement aux anciens propriétaires : trois sièges indépendants et coulissants au deuxième rang.

Ce n’est pas un gadget. Pour une famille, trois vraies places arrière changent tout. Un siège bébé, un rehausseur, un enfant plus grand au milieu : dans beaucoup de SUV compacts, cette configuration devient vite pénible. Les assises sont parfois trop étroites, la place centrale moins confortable, et les attaches Isofix ne règlent pas tous les problèmes.

Cas concret : une famille part en week-end avec deux enfants, une poussette compacte, les sacs, quelques courses et un siège auto. Dans un SUV au coffre haut perché et aux places arrière moins modulables, le chargement impose vite des compromis. Un monospace bien pensé peut offrir un seuil plus bas, un coffre plus facile à exploiter et des sièges arrière qui coulissent selon le besoin du moment.

C’est là que le retour de solutions très simples devient intéressant. Pas besoin d’un habitacle spectaculaire pour convaincre : il suffit parfois de rendre à l’utilisateur de la largeur, de la modularité et un coffre réellement pratique.

Citroën et Fiat regardent aussi vers des formats moins SUV

Renault n’est pas seul sur cette piste. Citroën travaille autour du concept Elo, décrit comme un véhicule électrique compact à l’esprit van, avec une longueur approximative de 4,10 m. L’idée serait de maximiser l’espace intérieur dans un gabarit contenu, grâce à une architecture électrique qui libère davantage de volume à bord.

Le projet reste au stade de la réflexion, mais il montre une direction claire : ne plus copier le SUV classique à tout prix. Citroën sait historiquement faire des voitures familiales décalées, pratiques, parfois très intelligentes dans leur manière d’utiliser l’espace. Un modèle compact capable d’embarquer six ou sept personnes avant la fin de la décennie serait une proposition rare sur le marché européen.

Renault Scénic design intérieur
@Renault communication : Renault Scénic design intérieur

Fiat explore un autre chemin avec la Multiplina. Le nom rappelle évidemment la Multipla, même si le projet évoqué serait bien plus petit et rattaché au segment L7e des quadricycles lourds. La fiche envisagée parle d’un modèle électrique quatre places, long d’environ 3 mètres, avec une vitesse de pointe autour de 90 km/h.

Ce ne serait donc pas un monospace familial traditionnel, mais plutôt une petite navette électrique plus polyvalente qu’une Citroën Ami ou qu’une Fiat Topolino. Là aussi, le message est moins nostalgique qu’il n’y paraît : les constructeurs cherchent des formats utiles, compacts, économiques en espace, capables de répondre à de vrais usages urbains ou périurbains.

Le point commun entre ces projets, c’est le refus de laisser le SUV comme seule réponse familiale. Pendant des années, le marché a vendu de la hauteur de caisse comme synonyme de praticité. Les constructeurs semblent redécouvrir qu’une carrosserie plus basse, plus carrée et mieux optimisée peut parfois faire mieux.

L’électrique peut relancer le monospace, mais le pari reste fragile

Le retour possible du monospace ne se fera pas comme dans les années 2000. Les contraintes ont changé. Les batteries pèsent lourd, les prix doivent rester acceptables, et les normes imposent aux constructeurs de rationaliser leurs plateformes. Mais l’électrique apporte aussi un avantage : il permet de repenser l’architecture.

Avec une mécanique regroupée sous le plancher et moins d’éléments volumineux à l’avant, un véhicule électrique peut mieux exploiter son habitacle. C’est précisément ce qui rend crédible l’idée d’un petit van compact chez Citroën, ou d’un Scenic plus spacieux sans forcément devenir énorme.

Le futur soubassement 800 V évoqué pour Renault, que le futur Austral pourrait inaugurer dès 2028, ajoute une autre dimension. Une telle architecture pourrait améliorer la recharge et permettre des modèles électriques plus compétitifs sur les longs trajets. Pour une voiture familiale, ce point compte autant que le volume de coffre : personne ne veut gagner trois sièges indépendants si chaque départ en vacances devient une contrainte.

Renault Scénic vue arrière
@Renault communication : Renault Scénic vue arrière

Mais le pari reste fragile. Les SUV dominent encore largement l’imaginaire des acheteurs. Ils donnent une impression de robustesse, de statut, parfois de sécurité. Le monospace, lui, garde une image plus utilitaire, presque trop raisonnable. Pour réussir, Renault, Citroën ou Fiat devront donc éviter le simple retour rétro. Il faudra proposer un objet désirable, électrique, pratique, mais pas punitif.

Le Scenic a une carte à jouer car son nom porte encore une mémoire familiale forte. Si Renault parvient à remettre de la modularité là où les SUV ont parfois simplifié à l’excès, le modèle pourrait redevenir plus qu’un crossover électrique parmi d’autres. Il pourrait redevenir une vraie réponse aux familles qui ne cherchent pas seulement une voiture haute, mais une voiture qui facilite la vie.

Pour l’instant, tout cela reste à surveiller avec prudence. Les calendriers évoqués pointent plutôt vers 2028 et la fin de la décennie. Mais le signal est là : après avoir longtemps regardé vers les SUV, une partie de l’industrie automobile européenne semble à nouveau regarder en arrière. Pas par nostalgie pure, mais parce que certaines bonnes idées avaient peut-être été abandonnées trop vite.

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Auteur

Jacqueline

Passionnée par l'automobile et les innovations technologiques, je décrypte l'actualité des voitures, avec une expertise particulière dans les véhicules électriques. Grâce à une veille constante et une connaissance approfondie du secteur, je partage des analyses, des comparatifs et des informations clés pour aider mes lectrices et lecteurs à mieux comprendre les tendances et les évolutions du monde automobile

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