L’iconique Ferrari 512 BBi de 1983, restaurée dans les règles de l’art, est bien plus qu’une GT d’exception : c’est un morceau d’histoire mécanique à collectionner.
Cette Ferrari 512 BBi millésime 1983 est proposée à la vente par la concession spécialisée AlauzyAutos, à Vacquiers (Haute-Garonne), pour la somme de 339 000 €. Affichant seulement 56 980 km, elle bénéficie d’une restauration complète de son moteur, effectué il y a moins de 2 000 kilomètres, ainsi qu’une peinture neuve de haut niveau. L’intérieur, quant à lui, conserve ses sièges en cuir d’origine dans un état remarquable, ce qui témoigne du soin apporté à sa préservation.
La genèse d’une Ferrari à moteur à plat
Lancée en 1981, la Ferrari 512 BBi est la dernière évolution de la lignée Berlinetta Boxer, une série de GT à moteur central qui a profondément marqué l’histoire de Maranello. Cette version « i » marque une rupture technologique par l’adoption de l’injection électronique Bosch K-Jetronic, remplaçant les traditionnels carburateurs Weber. Ce choix répondait aux normes d’émissions de plus en plus strictes à l’époque, tout en apportant plus de souplesse, de fiabilité et de confort à la conduite.
Avec son moteur 12 cylindres à plat développant 340 chevaux, cette berlinette reste fidèle à l’ADN Ferrari : des performances de premier plan associées à une sonorité envoûtante. Elle atteint près de 280 km/h en vitesse de pointe, tout en offrant un couple généreux de 451 Nm dès 4 200 tr/min. Ce moteur emblématique, logé longitudinalement derrière les sièges, conjugue noblesse mécanique et sensations pures, dans une enveloppe à la fois racée et élégante.
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Design signé Pininfarina, équilibre signé Maranello
Le dessin de la 512 BBi est signé Pininfarina, et plus précisément de Leonardo Fioravanti, à qui l’on doit également la Daytona et la F40. Son style bas et large, ponctué d’entrées d’air sculptées et d’une silhouette tendue, incarne l’âge d’or du design automobile italien. Tout respire l’efficacité aérodynamique et l’élégance discrète, avec un équilibre visuel parfaitement maîtrisé.
L’intérieur n’est pas en reste. Conçu pour les longs trajets à rythme soutenu, l’habitacle mêle luxe et authenticité. Cuir Connolly, instruments à aiguilles classiques, finition aluminium brossé : chaque élément rappelle l’époque où Ferrari construisait ses GT comme des pièces d’orfèvrerie mécanique.
Une vraie GT utilisable au quotidien
Contrairement à l’image parfois radicale des supercars de cette époque, la Ferrari 512 BBi étonne par sa polyvalence. Grâce à l’injection électronique, elle se montre bien plus docile que les précédentes BB à carburateurs. La répartition du poids, le confort de la suspension et l’efficacité du freinage à disques ventilés aux quatre roues permettent une conduite plaisante et rassurante, même à allure modérée.
C’est une voiture avec laquelle on peut envisager de véritables voyages, sans sacrifier le confort. Bien sûr, elle demande un entretien rigoureux, et son gabarit reste exigeant sur petites routes, mais son comportement reste prévisible et équilibré.
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Une rareté très convoitée par les collectionneurs
Produite à seulement 1 007 exemplaires entre 1981 et 1984, la 512 BBi est aujourd’hui une pièce de collection très recherchée. Elle représente la fin d’une époque : celle des Ferrari à moteur central avant la grande bascule vers la Testarossa. Sa cote est en constante progression, notamment pour les modèles bien documentés, en bon état d’origine ou restaurés comme celui proposé ici.
Acquérir une 512 BBi, c’est investir dans une œuvre d’art roulante, un manifeste mécanique de l’excellence italienne. Son potentiel patrimonial est indéniable, mais son plaisir de conduite reste, lui, profondément actuel.
Une expérience sensorielle hors du commun
Dès le démarrage, la 512 BBi impose le silence pour mieux laisser parler son moteur. La montée en régime est progressive, vibrante, presque symphonique. Chaque passage de rapport devient une cérémonie, chaque virage une promesse de plaisir. Elle incarne la quintessence du Grand Tourisme à l’italienne : du style, du souffle, et une dose mesurée de brutalité mécanique.
Cet exemplaire, disponible chez AlauzyAutos, fait partie de ces Ferrari qu’on ne croise qu’une fois. Restaurée avec exigence, expertisée par des professionnels passionnés, elle n’attend plus qu’un amateur éclairé pour reprendre la route.
Conclusion : une œuvre intemporelle pour passionné averti
La Ferrari 512 BBi est l’ultime BB, la dernière d’une dynastie qui a redéfini le Grand Tourisme à moteur central. Cette version de 1983, en état concours, mérite l’attention des passionnés exigeants autant que des investisseurs éclairés. Elle combine charme historique, performances nobles, et rareté sur le marché.
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Source Photo et vendeur : @Alauzyautos
