Carburant : le gouvernement prépare des mesures pour les grands rouleurs

Carburant : le gouvernement prépare des mesures pour les grands rouleurs

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé que les ministres ont reçu mandat de préparer « un certain nombre de propositions » pour les grands rouleurs face à la flambée des prix des carburants, tout en écartant tout « chèque » susceptible d’aggraver le déficit public. Critiqué pour son manque de réaction face à la hausse des prix à la pompe liée à la guerre au Moyen-Orient, le gouvernement tente de trouver un équilibre entre soutien aux ménages et discipline budgétaire, sans baisser les taxes sur les carburants.

Carburant
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Pas de chèque, pas de baisse des taxes : la ligne rouge budgétaire

Sébastien Lecornu a été clair lors de la séance des questions au gouvernement : « Derrière un chèque, très vite se cache en général un impôt ou une répercussion très grave pour les déficits. » L’exécutif n’envisage pas à ce stade de baisser les taxes sur les carburants, astreint à la discipline budgétaire. Des décisions passées avaient été « très coûteuses pour les finances publiques », a rappelé le chef du gouvernement en répondant au président du groupe Liot Christophe Naegelen, qui demandait des mesures concrètes pour les personnes dont « la vie dépend » des prix à la pompe. Découvrez notre article sur le carburant : face à la hausse des prix, les Français se ruent vers l’électrique.

Les mesures déjà engagées : stocks stratégiques et surveillance des marges

Le gouvernement a rappelé les actions déjà prises : le recours aux stocks stratégiques d’hydrocarbures pour tenter de faire baisser les prix, un appel à augmenter les capacités de raffinage françaises, et un « suivi des marges » des distributeurs. Des aides à la trésorerie sont également privilégiées pour les secteurs les plus exposés comme les transporteurs, les pêcheurs et la chimie. La marge de manœuvre des raffineurs reste toutefois très limitée.

« Les grands profiteurs sont les pays producteurs, pas l’État »

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Face aux accusations de l’État « profiteur de crise » avancées par certains députés dont Marine Le Pen, Sébastien Lecornu a vivement réfuté cette analyse : « Les grands profiteurs de cette crise sont précisément les pays producteurs de pétrole, de gaz, potentiellement la Russie, l’Algérie, les États-Unis ou la Norvège. » Une mise au point qui n’empêche pas la pression politique de monter alors que huit questions au gouvernement ont porté sur les carburants lors de cette même séance. Retrouvez aussi notre article sur le carburant : pourquoi de plus en plus de Français vont faire le plein en Belgique.

Conclusion

Le gouvernement Lecornu marche sur une ligne de crête entre la nécessité d’aider les grands rouleurs et la contrainte budgétaire qui exclut toute aide directe massive. Pensez-vous que le gouvernement en fait suffisamment pour protéger le pouvoir d’achat des Français face à la flambée des prix des carburants, ou attendez-vous des mesures plus concrètes comme une baisse des taxes à la pompe ? Donnez votre avis en commentaire.

Jacqueline