Les voitures électriques sous 25 000 € décollent enfin en Europe, avec des ventes projetées sept fois plus importantes en 2026 qu’en 2024
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Les ventes de voitures électriques sous 25 000 € pourraient être multipliées par sept en Europe entre 2024 et 2026, selon Transport & Environment, mais ce chiffre est une projection à manier avec précaution.
Après des années où le prix freinait l’achat, l’offre électrique change de visage. Dans son rapport publié le 5 octobre 2026, Transport & Environment (T&E) estime que les ventes européennes de véhicules dont le tarif de départ passe sous les 25 000 € seront sept fois plus importantes en 2026 qu’en 2024.
Elles progresseraient encore de 34 % en 2027, pour approcher dix fois leur niveau de 2024. Le retour des compactes et l’élargissement du catalogue expliquent en grande partie cette trajectoire.

Un « fois sept » qui repose sur des prévisions
Le chiffre spectaculaire mérite d’être remis en perspective. Il ne correspond pas à des immatriculations déjà constatées sur 2026, mais à une projection qui s’appuie notamment sur les prévisions de GlobalData.
T&E retient par ailleurs le prix de la version la moins chère d’un modèle pour le classer dans une tranche tarifaire, avant de comptabiliser les ventes de l’ensemble de ses variantes. Or certaines peuvent s’afficher largement au-dessus des 25 000 €. La dynamique n’en reste pas moins réelle. Le catalogue électrique se renouvelle comme jamais, et c’est là que se joue la baisse des prix.
Un catalogue qui change de visage
Environ 60 nouveaux modèles électriques doivent arriver sur le marché européen en 2026, soit près de quatre fois la moyenne annuelle observée entre 2021 et 2025. Le choix progresserait de 50 % en un an.

Les constructeurs européens représentent près de 60 % des modèles disponibles, contre 21 % pour les marques chinoises. T&E prévoit 16 électriques sous 25 000 € d’ici à la fin 2026, deux fois plus qu’un an auparavant.
La liste inclut la Dacia Spring, la Leapmotor T03, la Citroën ë-C3, la BYD Dolphin Surf, la Hyundai Inster, la Fiat Grande Panda ou encore la MG4 Urban. Et le mouvement vise déjà plus bas.
Le thermique garde l’avantage sur le prix
Quatre modèles passeraient sous les 20 000 € fin 2026, et T&E en attend une dizaine à ce niveau ou en dessous en 2028, avec la Renault Twingo et la future Volkswagen ID.Up. L’étude évoque même une génération de petites électriques autour de 15 000 €, mais on reste là sur des annonces plutôt que sur des tarifs effectivement pratiqués.
La baisse passe par la taille. Au premier semestre 2026, les électriques de moins de 4 m affichaient un prix moyen pondéré de 26 854 €, contre 42 618 € entre 4,20 et 4,30 m. Leur masse moyenne descendait de 1 805 à 1 362 kg, ce qui réduit la batterie nécessaire et donc la facture.
Le thermique conserve toutefois une avance nette. T&E dénombrait 24 modèles électriques sous 30 000 € au premier semestre 2026, quand le choix thermique restait presque trois fois plus large. Entre 20 000 et 25 000 €, les thermiques étaient même 4,4 fois plus nombreuses.

L’écart pourrait se combler en grande partie en 2028, mais il demeurerait sensible sous les 20 000 €. T&E attribue l’arrivée de ces électriques abordables aux objectifs européens de réduction de CO₂, et prévient qu’un assouplissement discuté à Bruxelles risquerait de casser la dynamique. Un lien avancé par l’ONG, mais que les chiffres de l’étude ne suffisent pas à établir.
La bascule est pourtant engagée. En France, le diesel est passé au global sous la barre symbolique des 5 % à fin octobre 2025, avec 64 713 véhicules, en recul de 38,1 %, selon Le Figaro. À l’échelle européenne, les électriques ont représenté 22 % des immatriculations entre janvier et août 2026, avec 1,64 million d’exemplaires, soit 45 % de plus qu’un an auparavant. La démocratisation de l’offre est bien engagée. Celle du marché reste à confirmer.
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